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Pour de verts pâturages?

30 juin 2005, 00:00

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Prethamseer Bahador, dès l?âge de huit ans, suivait sa mère, Soobawtee, dans les sentiers des champs de canne de l?établissement sucrier de St -Félix et dans d?autres coins et recoins de la région pour chercher du fourrage pour ses boeufs.

Il fait partie, aujourd?hui, des éleveurs du village de Chamouny qui se sont lancés dans l?élevage de bovins.

Ayant acquis une très longue expérience dans ce type d?élevage, Prithamseer réunira dans les prochains jours ses amis éleveurs comme lui pour qu?ils puissent bénéficier de certaines facilités pour améliorer la production et pour encourager les jeunes à se lancer dans cette ligne. Ils souhaiterait que leurs demandes soient considérés dans le plus bref délai. ? Si les institutions financières nous accordent des emprunts sans trop de difficulté pour faire l?acquisition d?un véhicule, ce serait une grande aide parce que nous avons à transporter le fourrage sur de longs kilomètres?, explique Prethamseer.

Il va donc réactiver la Needy Cowkeepers Association qu?il a mis sur pied pour faire entendre la voix des éleveurs aux décideurs politiques.

Il souhaite que les instituions financières assouplissent les procédures pour des emprunts pour leur permettre de faire l?acquisition de véhicules pour transporter de l?herbe et pour que le ministre de l?Agriculture leur octroie des terres de l?Etat pour aménager des zones de pâturage clôturés pour avoir du fourrage en période de sécheresse.

?Pendant la coupe nou gagne la paille, quand entrecoupe, nou gagne beaucoup difficulté pour soigne nou zanimo.? Le métier d?éleveur, explique cet habitant de Chamouny, exige beaucoup de patience, de persévérance et d?amour pour aller de l?avant. Des témoignages, il n?en manque pas. En 1979, soit un an après que sa mère Sobawtee se soit lancée dans l?élevage, le cyclone Gervaise ravagea l?île et n?épargna pas l?écurie qui était construite en tôle et en bois à cette époque . ?Mo encore rappel ti bisin amène nou deux vaches dans lakaz. Pendant cinq jours pas ti capave fer autrement?. Et pour éviter de grosses pertes, la famille Bahador trouve la solution. Elle construit l?écurie en béton, pour plus de sécurité et le confort pour des animaux. Elle abrite une vache et un taureau.

?Ils sont très affectueux. A chaque fois que je pénètre dans l?écurie. Ils font toute une scène pour que je les cajole un peu. C?est pour cette raison que je les considère un peu comme des enfants?, raconte Prithamseer.

Ce métier d?éleveur attire-t-il encore les jeunes ? ?Non?, dit-il.

Il trouve qu?ils cherchent trop de facilités et de confort sans vouloir s?engager dans un le métier d?éleveur qui exige beaucoup d?efforts et de sacrifices. Pour les motiver, Prithamseer propose au ministère de l?Agriculture d?organiser des sessions de formation sur l?élevage et l?agriculture plus fréquentes dans les institutions scolaires. ?Nous risquons de nous retrouver avec un sérieux problème pour assurer la relève surtout dans le domaine de l?élevage?, prévient-il.

En ce qui concerne la production laitière à Maurice, cet éleveur déplore l?absence d?un prix fixé pour le lait, cela pose un véritable problème pour les producteurs. ?D?où son insistance pour que les éleveurs se regroupent pour défendre leur cause.?

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