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Piraterie d?ici et d?ailleurs
MAURICE : UN ESPOIR
Maurice n?est plus une île de la tortue. Plus de refuge possible pour les pirates de la musique et du cinéma. Une nouvelle énergie et de nouvelles mesures passent à l?offensive contre le marché parallèle. Il suffisait pour cela d?attendre les rapports d?experts pour témoigner au monde que la piraterie fait rage à Maurice. Notre image en a pris un coup.
Les autorités, (ministère des Arts et de la culture, Mauritius Society of Authors, Anti Drug and Smugling Unit) ont décidé d?agir. Et les efforts fournis depuis le début de l?année payent. Plus de 300 000 cds piratés ont été saisis, chez de simples marchands comme chez les fabricants. Les Gunners de l?ADSU sabordent petit à petit le marché parallèle.
Quelques-uns boutiques restent, cependant, ouvertes et écoulent leur stock en proposant des promotions attrayantes (par exemple, Rs 75 pour 3 films européens à Port Louis, près du marché central). Et dans les ruelles bondées, il n?est toujours pas impossible d?entendre scander : « Cd lokal, séga reggae, seggae, ragga.» Tout le monde se plaignait, aujourd?hui tout le monde agit. Reste à attendre des effets d?une baisse du piratage. n
HOLLYWOOD : PIRATES WANTED
«La délation sera toujours plus efficace que toutes les innovations technologiques». Voilà ce qui ressort de l?action de la Motion Pictures Association of America qui est définitivement entrée en guerre contre le piratage. La technologie ayant péché, l?association fait appel à l?humain. N?aurait-il pas fallu y penser avant ?
La MPAA, en association avec les gérants de salles des Etats-Unis et du Canada, a lancé le site fightfilmtheft.org, qui permett aux employés des salles de cinéma de se former à la lutte contre le piratage des films, principalement organisée par des spectateurs munis de caméscopes. Très détaillé, le site propose différentes rubriques ainsi qu?une récompense garantie à l?employé qui dénoncera un pirate pris en flagrant délit. Quant à l?amende pour le fauteur, elle peut aller jusqu?à $ 250 000 et cinq ans de prison. Un premier spectateur a été condamné fin septembre 2005.
FRANCE : FORCE DE LOI
C?est dit, c?est voté. La licence globale est enterrée et presque oubliée. Elle consistait à télécharger légalement en peer-to-peer, tout en payant un forfait mensuel destiné aux artistes et producteurs. La loi DADVSI (Droit d?Auteur et Droits Voisins dans la Société de l?Information) légalise les systèmes de protection et de contrôle des oeuvres numériques. Et le contournement de ces systèmes, l?utilisation d?un logiciel de piratage, sera sanctionné. De même, télécharger pour usage personnel sera passible d?amende.
ALLEMAGNE : DURCIR LE TON
Tout comme la France, l?Allemagne a décidé de ne pas céder devant le piratage et l?échange de fichiers. La loi allemande qui entrera en vigueur en 2007 prévoit jusqu?à deux ans de prison pour le téléchargement privé d?un film non encore diffusé dans les salles. Ceux qui souhaitent faire commerce de ces copies téléchargées écoperont de cinq ans de prison.
ASIE : UN DÉBUT
Les Cours de Singapour et de Hong Kong commencent à prendre plus au sérieux les cas se rapportant au piratage. A Singapour, deux hommes ont été accusés de violations du Copyright Act. Aussi, la Chine a reçu les félicitations de l?International Federation of Phonographic Industry et de la MPAA pour son action anti-piratage, qui a vu la fermeture de 76 sites Internet entre autres.
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