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Pharmacies : la traque aux abus
La Consumer Protection Unit (CPU) a les pharmaciens à l??il. Elle estime que ces derniers doivent absolument faire passer au consommateur la baisse du prix des médicaments, intervenue en raison de l?appréciation de la roupie. Pour vérifier cela, elle a fait cette semaine plusieurs descentes dans des officines et compte du reste multiplier l?exercice dans les jours qui viennent.
Les détaillants et les grossistes se partagent le mark-up, soit de 11 % pour ces derniers et de 21,3 % pour les pharmaciens. Mais bien que les médicaments soient soumis à un contrôle du ministère, il existe des abus. «L?on sait qu?il y a eu des cas, même s?il s?agit de produits contrôlés. D?où notre décision d?exercer une plus grande vigilance», soutient la responsable de la CPU, Amita Gunesh.
Pourtant, le mécanisme mis en place devrait protéger le consommateur. Les grossistes soumettent leurs documents au ministère du Commerce. Celui-ci, en se basant sur les documents, établit les prix, et cela en tenant compte du mark-up. Ainsi, la baisse est déterminée par le ministère du Commerce.
Ainsi, Rajesh Jeetah, le ministre du Commerce fait remarquer : «Il y a une structure déterminant les prix et de ce fait, il n?y a qu?une seule voie, ? à moins des abus ? à suivre. Nous n?avons aucun état d?âme dessus. Nous prévoyons des baisses de 2 % à 23 % et les pharmaciens vont jouer le jeu, j?en suis sûr.»
D?ailleurs, le ministère a, en début de semaine, rendu publique une liste des prix des médicaments courants destinée à avertir le consommateur d?éventuel abus. Cette liste mentionne même des produits pharmaceutiques qui coûtent jusqu?à Rs 70 moins cher. Le Losartas 50, qui était vendu l?an dernier à 479.55 se vend actuellement à Rs 409.15. Le Ventolin qui était à Rs 158.79, coûte Rs 121.85. Les boîtes de 100 comprimés de Panadol, en revanche ne connaissent qu?une baisse de Rs 14.
Le président de l?Association des Pharmaciens, Vijay Chummum, soutient pour sa part que «les consommateurs doivent comprendre que nous réagissons en fonction des stocks dont nous disposons. Le Voltarène gel 50 grammes que je vends dans ma pharmacie est toujours à Rs 112.34 au lieu de Rs 108.60 puisque je n?ai pas encore renouvelé mon stock.»
De plus, il prévoit des « baisses très significatives très bientôt. Vu le système mis en place, il n?est pas question de ne pas jouer le jeu. A moins d?être très malhonnêtes. De plus, il était question d?un projet qui offrirait des meilleurs prix pour des médicaments et on attend.»
Interrogé sur le projet de la State Trading Corporation (STC) d?importer des médicaments à travers une compagnie, le ministre Jeetah, soutient «que la STC travaille sur ce dossier».
Un des pharmaciens, qui a aussi été dans le passé président de l?Association, Sanjay Prayag est quelque peu amer : «Il ne faut pas créer des perceptions qui sont très mal digérées par le public. C?est connu que nos prix sont soumis au ministère, qui les approuve. Pourquoi essayer de faire croire que nous ne jouons pas le jeu à moins d?avoir des preuves du contraire. S?il y a des ?tampering of price? des prix fixés, c?est un délit, c?est à la CPU de réagir.»
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