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Petits danseurs de hip-hop

26 janvier 2008, 00:00

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L?avenir doit ressembler à eux. A ses sept jeunes plein d?espoir qui vivent leur rêve au quotidien. L?innocence aidant, ils aspirent à se produire sur scène un jour et montrer leur talent. Agés entre 11 et 16 ans, ces sept garçons de Cité Pavillon, à Cap Malheureux, sont des passionnés de hip-hop. Repérés depuis peu par Gérard Letrouvé d?Agency Artists, les Little Street Boy?s peaufinent leurs figures, synchronisent leurs chorégraphies en attendant un projet.

Krishna, Alain, Brian, Abdool, Olivier, Damien et Steward ont l??il qui pétille quand ils dansent. Ils le font par passion. «Une passion qui les tient éloigner de toutes bêtises liées à la jeunesse,» avance Gérard Letrouvé. En semaine, ils vont à l?école et là ce sont que les études qui priment, selon Steward, ti-oune pour les intimes, chef de la bande.

Les week-ends, place aux répétitions chez le meneur de file de la bande. Et qu?en pensent les parents ? «Zot content parski zot koner kot nu été,» lance Steward.

Difficile d?en savoir plus. Steward comme ses camarades sont de grands timides. Ils parlent peu et préfèrent s?exprimer à travers la danse. «Danser est une chose. Parler, c?est autre chose.»

Encouragé par ses camarades, Olivier Poudret, 12 ans, explique qu?ils pratiquent la «street dance» ensemble depuis un mois. « Une ou deux heures par semaine selon leur propre initiative ou avec l?aide des Beach Boys,» soutient Gérard Letrouvé. Les Beach Boys étaient une bande de jeunes de Cité Pavillon qui pratiquaient aussi le hip-hop.

«Ces petits ont voulu reprendre le flambeau,» explique Gérard Letrouvé. Un des anciens des Beach Boys s?amène et assiste à la répétition des Little Street Boy?s. «T?as vu tes remplaçants ? » lui demande Gérard Letrouvé après une poignée de mains. Le jeune homme répond : «Chaque chose en son temps.» Il préfère désormais aller surfer sur d?autres vagues que la danse.

«Les Little Street Boy?s ne sont pas encore prêts pour monter sur scène. On attend qu?ils soient bien formés avant qu?ils ne se produisent,» explique leur agent.

Entre-temps, leur mentor cherche des sponsors pour qu?ils fassent les premières parties de spectacles, concerts, ou événements organisés par les municipalités. En attendant de les voir se produire sur scène, laissons les danser?

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