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Petit budget pour plusieurs grands projets
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Petit budget pour plusieurs grands projets
MAHEN APPANAH Appadoo, conseiller du village de Trois-Boutiques, est désemparé et déçu. Il a reçu du conseil des districts de Grand-Port Savanne seulement Rs 16 000 au lieu de Rs 80 000 comme budget pour gérer les 9 villages qui tombent sous la juridiction du conseil de village de Trois-Boutiques.
Ces hameaux sont Carreau-Acacia, Carreau-Esnouf, Le Bouchon, Camp-Carol, Mon-Trésor-Mon-Désert, Desplaces, Sauveterre, Malakoff et Plein-Bois .
?C?est nous qui devons rendre compte de la mauvaise gestion des villages à la place de nos députés qui jouent au chat et à la souris avec leurs mandants. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités et les assume comme il faut?, dit-il.
En ce qui concerne le quartier où sont construites les cités ouvrières par exemple, les conseillers butent sur d?énormes difficultés administratives quand il s?agit de réaliser quelques projets. Ils ne savent pas si cette portion de terre tombe sous leur juridiction ou sous celle de la Sugar Industry Labour Welfare Fund (SILWF). ?Sa superficie la couma dire ène No man?s land?, explique-t-il. Selon Mahen, les informations disponibles dans les archives de la SILWF démontrent clairement que cette zone appartient au conseil du village de Trois-Boutiques. ?Nous avons effectué des recherches à notre niveau. Nous n?avons trouvé rien de précis.?
D?où la décision du conseil du village de Trois-Boutiques de confier cette tâche à un employé du conseil des districts .
En attendant, les projets s?entassent dans les tiroirs du conseil de village. Les habitants sont privés de loisirs. ?Nous avons identifié depuis 1998 un terrain dans la cité pour aménager un parc de loisirs avec le soutien financier du Trust Fund For The Integration of Vulnerable Groups (TFIVG pour un montant de Rs 200 000. Nous n?avons malheureusement pu le concrétiser. Nous voulons faire les choses dans la légalité?.
Pour un nouvel élan
En attendant, les conseillers du village de Trois-Boutiques ne restent pas les bras croisés. A chaque fois qu?ils se réunissent, ils discutent pour revoir les projets dans le but de donner un nouvel élan aux jeunes qui veulent s?initier au sport. Mais faute de finances, ils n?y arrivent pas.
Preetam Duttoo, un habitant de cette localité témoigne. ?Dépi plus qui dix ans mo conne sa terrain volley- ball là coume sa même. Li encore pareil?, regrette-t-il.
Las de vivre dans un environnent où les bordures de route sont constamment envahies par l?herbe folle et les détritus, les conseillers de Trois-Boutiques disent avoir, à maintes reprises, attiré l?attention des officiers du ministère de l?Environnement pour embellir les terrains vagues.
Ils proposent que les amas de terre qui s?étendent sur plus d?un kilomètre à proximité de la route principale du village soient complètement rasés pour faire place à un espace fleuri.
?Nous invitons le ministre de l?Environnement Rajesh Bhagwan à se rendre sur place pour un constat. Nous avons trop attendu. Nous voulons que les choses bougent dans la bonne direction?, insiste Mahen.
Preetam partage également l?avis de Mahen. Il trouve que les enfants et les jeunes ont eux aussi le droit de profiter d?un complexe sportif. ?Il y a beaucoup de talents ici. Faute d?infrastructures, les jeunes doivent se distraire comme ils peuvent, c?est-à-dire avec pas grand-chose.?
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