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Pep Mizikal intense moment de bonheur

4 mars 2005, 20:00

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Si quelques améliorations restent à faire pour parfaire l?acoustique, le spectacle était à la hauteur de l?importance de l?événement.

Sur le plan musical, évidemment, ce ne fut que du bonheur. Avec un tel plateau, on ne pouvait s?attendre qu?au meilleur et c?est ce qui a été offert.

Du côté des organisateurs, on est très satisfait, Rama Poonoosamy, directeur d?Immedia est particulièrement content de la prestation des artistes « qui se sont surpassés. Etre les premiers à jouer dans cette salle a été une motivation qui a leur permis de démontrer leurs talents. Bravo à tous les artistes». Et pourtant, le public aurait pu y mettre un peu plus du sien. Devant de tels artistes, donnant tellement, on aurait bien vu un public debout, applaudissant. Mais certains diront que le public était d?abord subjugué par l?immensité de la salle du Centre Vivekananda.

Gaëtan Abel nous a rappelés l?un des plus beaux moments de ces dernières années, en interprétant sa chanson, Zenfan Loséan. Gilbert Pounia a séduit et bercé ses fans avant de réveiller la salle pour chanter à la mémoire de Kaya, son magnifique Alkatraz. Enn sel lepep Enn sel nation. La révélation de Rodrigues, Nathalie Couty n?a pas failli à sa réputation. Energique et pétillante, elle produit un vrai show et montre son bonheur d?être présente sur la scène mauricienne. Deux chansons douces et entraînantes qui ont séduit le public. Et dans les coulisses, la bête de scène continue de danser.

L?ambiance monte comme le rythme de ses chansons et l?atmosphère devient plus légère. Soudain les gens se réveillent un peu. Aux premiers rangs, ça danse déjà. Dans les coulisses, c?est aussi la fête. Le maître de cérémonie, Hasen Rojooa s?entraîne au concours de la plus longue glissade entre deux annonces des résultats de football. Le rigolo de la radio cédait sa place sur scène à l?autre comique de la soirée, Sam Ammigan, alias Paul, aka Aneni. ?Siloi pa Siloi,? demande-t-il au public.

Place maintenant aux raggamen sautillants, les Ottentik Street Brothers. Ils mettent le feu, mettent un peu vibe qui manquait jusque-là. On a parfois du mal à suivre leurs mouvements déchaînés, mais les paroles, elles passent comme une lettre à la poste. Encore un message à la mémoire de Kaya, qui aurait pu aussi être de la partie.

Le public se secoue enfin. Tout le monde s?y met. Aux premiers rangs, des jeunes stylés rappent, des petites princesses de quatre ou cinq ans font la ronde, une mamie souriante découvre le raggamuffin.

La faya s?est poursuivie avec les Bhojpuri Boys, maîtrisant art musical et art de la scène. Avec les costumes, les danseuses, les choristes, les Bhojpuri Boys mettent le paquet. Le public se laisse entraîner un peu plus dans la danse.

L?après-midi finit en puissance avec la machine de guerre musicale Alain Ramanisum et le groupe Ravanna. Même scénario. Le public en a plein les yeux et suit la musique les yeux fermés.

C?est l?apothéose. Le public danse et s?amuse, s?approprie enfin cette gigantesque salle. A l?arrière aussi, les artistes venus en début de concert, réapparaissent et se retrouvent.

On les voit sourire, heureux d?être là, sûrement prêt à recommencer la semaine prochaine, malgré les défauts techniques, notamment au niveau du son.

En fait, « l?équipe technique a fait un boulot formidable, pour la régie, la lumière et le podium, il n?y a pas de précédent. On ne pouvait faire mieux que le son Damoo. Mais c?est la salle qui a un problème au niveau de l?acoustique. Il n?y a aucun matériau qui absorbe le son et ça fait écho», explique Rama Poonoosamy.

Le concert n?était qu?un essai, un bel essai. Rien n?est jamais parfait, évidemment. Mais le public a été plus que satisfait et les artistes et organisateurs ont pu savoir ce que la salle Vivekananda avait dans le ventre.

Le déménagement s?est bien passé, place à un petit réaménagement pour de belles fêtes en perspective.

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