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Pas de négligence médicale dans le cas du bébé Neermaull
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Pas de négligence médicale dans le cas du bébé Neermaull
Rajiv Neermaull, un bébé de 18 mois, n?est pas décédé en raison d?une négligence médicale. C?est ce qu?a statué, hier, la magistrate Jane Ng Wong Hing, siégeant en cour intermédiaire. Elle a donc rejeté la demande des parents pour des dommages de Rs 500 000 à l?Etat.
Retour sur les faits. Un mois après sa naissance, Rajiv a des problèmes d?eczéma. Ses parents consultent des médecins privés qui conseillent des traitements.
Le 4 décembre 1999, l?état de santé du bébé se détériore. Ils le conduisent à l?hôpital Ear, Nose and Throat de Vacoas. Là, ils sont dirigés vers l?hôpital du Nord où l?enfant est examiné par le Dr Pooloo le 6 décembre 1999. Il y est admis pour deux jours. Mais de retour à la maison, Rajiv se retrouve encore plus mal. Transporté à l?hôpital de Flacq, le 20 décembre 1999, il est transfèré le même jour à l?hôpital du Nord.
La veille de Noël, les parents de Rajiv sont informés qu?il est atteint d?une maladie grave et très rare, connue comme Wiskott Aldrich Syndrome (WAS). Les symptômes sont l?eczéma et des saignements causés par un manque de plaquettes.
Trois jours plus tard, les autorités médicales donnent la permission aux Neermaull de ramener leur bébé chez eux pour cinq jours. Le 5 janvier 2000, Rajiv subit une transfusion de plaquettes. Une ablation de la rate, prévue le 25 janvier 2000, est renvoyée en raison de la mauvaise santé du bébé.
En février, il est conseillé aux parents de Rajiv de faire procéder à une greffe de la moelle épinière en Inde. Les Neermaull réclament une copie du rapport médical et objectent à l?ablation de la rate maintenant prévue pour avril 2000. Ils obtiennent le rapport un mois après et acceptent l?opération. Le 5 juillet, Rajiv est emmené à la Réunion pour l?ablation. Mais le bébé meurt huit jours après l?intervention.
<B>Donneurs de sang</B>
La magistrate note qu?il y a eu plusieurs transfusions de plaquettes au cours des traitements du bébé. Il y a même eu un appel pour des dons de sang. Elle se dit satisfaite des explications fournies par les médecins traitants quant au choix de l?ablation de la rate.
Elle considère donc que les Drs Fakim, Pooloo et Kotea ont fait de leur mieux pour tenter de sauver le bébé. Elle précise aussi que le ministère a pris charge des frais du voyage et de l?opération, de même que des dépenses encourues par le couple Neermaull durant leur séjour à l?île s?ur.
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