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Pas de go-slow? pour le moment
Les propriétaires d?autobus et le ministère du transport public sont à couteaux tirés. La gratuité du transport reste un problème entier pour les opérateurs. Ils ne sont pas satisfaits du mode de remboursement. Il y a toujours du retard pour le paiement qui est effectué par la National Transport Authority de Maurice, font-ils remarquer.
La Rodrigues Bus Owner?s Association avait prévu un go-slow dans le courant du mois, mais l?a annulé à la suite d?une rencontre entre le commissaire des Infrastructures publiques, Franceau Grandcourt et les membres de l?association.
Reynolds Mercure, propriétaire d?un autobus, explique que c?est en raison de l?incapacité du commissaire à faire bouger les choses en leur faveur que les membres de l?association ont renvoyé leur action. «Nous avons appris que le commissaire a les mains liées car la décision qui nous concerne doit être prise à Maurice, malgré notre statut d?île autonome». C?était il y a trois semaines.
A la suite de la réunion, Franceau Grancourt, accompagné de son chef de département et d?un officier de la National Transport Authority, a alors sollicité une rencontre avec le ministre du Transport, Rachid Beebeejaun, la semaine dernière.
Le ministre prend note
Ils se sont rencontrés les 12 et 14 août et le commissaire a soumis un mémoire de la part des opérateurs d?autobus au ministre des Infrastructures publiques.
Celui-ci a pris note des doléances des propriétaires. Il dépêchera le commissaire du transport dans l?île durant la première semaine de septembre. «Nous espérons qu?il nous apportera la solution de nos problèmes afin nous n?ayons pas à avoir recours au go-slow», poursuit Reynolds Mercure.
Le mémoire contient certains points que les propriétaires veulent que le ministère du transport revoie. Il y a notamment la vente des pièces de rechange pour les véhicules. Etant rares dans l?île, elles sont plus chères que celles de Maurice. Selon les membres de l?association, les revendeurs dans l?île avancent que c?est parce que qu?ils ont des frais de transport élevés que les pièces de rechange sont plus chères. En ce qui concerne le carburant, il n?y a que le diesel qui est vendu au même prix qu?à Maurice.
En ce qui concerne la flotte de véhicules sur 104 km2, il y en aura 8 000 en 2010. En 1999, il y avait 2 469 sur les routes. Ce chiffre est passé à 4 837 en 2005. Une hausse de 16 %.
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