Publicité
Pagaille au marché
Alphonse Wong, occupe un espace commercial en plein c?ur du village de Chemin-Grenier. Cela fait plus de vingt ans que cet homme venu de Chine est venu s?y installer avec sa famille. ?Depi ki mo ici, zamais mo finn trouve fin réasphalté la cour bazar et faire rénovation? dit-il.
Les clients trébuchent dans les nids- de-poules qui jonchent la cour du marché. ?Cela arrive très fréquemment les mercredis et les dimanches, c?est-à-dire les jours de foire. J?ai vu une mère, avec son fils dans les bras, perdre l?équilibre et tomber après avoir marché dans un trou béant?.
Sookoo Bakar occupe un étal, à l?intérieur du marché pour la vente de la viande de b?uf. Il agite sans cesse le torchon qu?il se tient entre ses mains pour repousser les mouches qui envahissent les quartiers de viande. ?Ou croire li hygiènique sa. Client, capave croire qui li la viande la fini gâté. Parfois zot nek guette après zot allé?. Il suggère aux autorités de remplacer les ventilateurs qui ne fonctionnent plus, pour plus d?aération.
Selon lui, les chiens errants qui s?installent devant ce marché et le manque d?entretien aux alentours donnent une idée du décor et de l?ambiance dans lesquels opèrent les maraîchers. ?Le manque d?hygiène est flagrant. Cette situation dure depuis trop longtemps. Les officiers sanitaires doivent être plus vigilants et plus sévères contre ceux qui ne respectent pas les lois ?, commente un habitué du marché.
Pour Alphonse, l?intervention de la Mauritius Society For The Prevention To Cruelty to Animals (MSPCA), est plus que nécessaire pour en finir avec ce problème en attendant que le conseil des districts prenne la décision de construire un nouveau marché.
?Si zot ti envi, zot ti bien capave clôture bazar la,? suggère Sookoo qui se dit très conscient du danger qui menace les consommateurs.
L?absence de marquage pour définir les dimensions des étals commence à devenir une source d?inquiétude pour les habitués du marché. Il y a régulièrement des querelles entre les occupants des étals qui viennent s?installer très tôt à la place de leurs voisins. ?Les discussions prennent parfois une tournure assez grave. Il faut, de temps en temps, intervenir pour calmer les esprits?, raconte un maraîcher.
Selon lui, il faut régler au plus vite ce problème avant que la situation dégénère.
Publicité
Publicité
Les plus récents