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Opération portes ouvertes
Rosemonde, Jessica Nobin, Maheshwani Ramdonee et Veena Ramdonee sont membres de l?Association des Dames de Bois-des-Amourettes. Elles sont toutes en colère parce qu?elles ne peuvent exercer leur activité dans le village hall de la localité que pendant la période scolaire. Elles ne peuvent le faire dans les conditions qu?elles souhaiteraient pendant la période des vacances.
Le village hall de la localité, leur seul lieu de rencontre est ouvert entre 16 à 18 heures. Le préposé qui y travaille comme part-time attendant n?est rémunéré que pour les heures pendant lesquelles il travaille. Des projets, ces dames n?en manquent pas et elles veulent les réaliser? Elles voudraient donc que les autorités concernées interviennent pour que ce centre leur soit accessible à des heures qui leur conviennent.
Actuellement, les femmes ne peuvent s?adonner à leurs activités mais ne peuvent suivre également des cours animés par le personnel attaché au Sugar Industry Labour Welfare Fund (SILWF) qui doit parcourir un long trajet. ?Nou reconnet ki zot fatige me zot pa capav dir narien aux autorités. Au lieu encouraz nou, tout le contraire qui arrivé?, reprochent Jessica et Veena.
Les personnes âgées, les handicapés et les enfants payent eux aussi les pots cassés à cause du retard pour trouver solutionner ce problème d?accès au village hall de Bois-des-Amourettes.
Les personnes âgées et les handicapés doivent faire la queue pour recevoir leur pension pendant la saison pluvieuse. ?Cest enn veritab kafouillaz si parfois caretaker la pas pou ran service mem si pas l?heure pou ouvert village hall?, explique Rosemonde, la trésorière de l?association.
En ce qui concerne les enfants, regroupés autour d?un mouvement par des volontaires chaque dimanche, ils donnent libre cours à leur joie sous la varangue du village hall et parfois ? ?à côté des crottes de chiens, qui s?y prélassent la veille?. Il suffit de se rendre sur les lieux pour comprendre la frustration de ces bénévoles et la déception des enfants.
Ont-elles déjà approché Jean-Paul Arouff, président du conseil de village pour régler le problème ?
Il est parfaitement au courant de la car situation car l?accès au local, selon les membres l?association, ne se pose pas pour eux seulement.
On attend...
?Il nous a laissé entendre qu?il a déjà suggéré au conseil des districts de Grand-Port-Savanne de convertir ce poste de part-time attendant en celui d?un full time attendant?, déclare Mahesi, secrétaire de cette association.?J?ai déjà fait le nécessaire. J?attends la réponse?, confie de son côté Jean-Paul Arouff.
Etant une habitante de Bois-des-Amourettes où il y a un manque cruel d?activités, l?association qui regroupe plus d?une cinquantaine de membres sont partantes lorsque les animatrices spécialisées viennent leur proposer leur aide pour des sessions de formation dans l?art culinaire, la peinture, l?aérobic ou des causeries sur des sujets intéressants sur la violence domestique ou la santé. ? Le désir et la volonté d?apprendre sont là. Nous sommes convaincues que ces cours sont des sources d?informations indispensables pour contribuer au bonheur de la famille?, disent les dames.
S?il existe des vilages à Maurice où des habitants réclament à cor et à cri des bibliothèques, tel n?est pas le cas pour ce village côtier.Mais le problème est toujours l?accès en raison des heures d?ouverture limitées.
Après un constat, on serait tenté de dire que c?est un village hall qui prive aussi les étudiants, les jeunes de la possibilité de découvrir les bienfaits de la lecture. ?Finn arrive lere pu revoir fonctionnement sa ban infrastructures sociales là?, commente un travailleur social très engagé.
Outre la formation, les responsables de l?association organisent des visites pour leurs membres dans des hôtels et d?autres endroits où elles auraient difficilement accès.
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