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Nouvelles opportunités
Les plans de sauvetage financier élaborés d?abord aux États-Unis, ensuite en Europe, semblent insuffler une nouvelle vie dans des systèmes financiers en pleine tourmente. Les places boursières européennes et américaines se sont aussitôt réanimées, ce lundi, dès que des actions concrètes ont commencé à être menées dans le but de stabiliser de façon immédiate les banques affectées.
Aux USA, le déclic a été la dernière rencontre initiée par les responsables du Trésor américain et de la Federal Reserve Bank, avec les autorités de quelques-unes des plus grandes banques américaines à être placées sous perfusion financière. L?objectif était de mettre au point des détails relatifs à l?utilisation des 700 milliards de dollars du plan Paulson. Telle une traînée de poudre, la bonne nouvelle a été relayée jusqu?à Wall Street où, au cours de la même journée, les indices ont rebondi de 11 %.
En Europe, les 1 700 milliards d?euros, devant servir à protéger les banques de la faillite, ont eu un effet similaire. Est-ce le début d?une sortie de crise ? Nous le souhaitons tous vivement.
Même si la crise financière internationale n?affecte à Maurice, ni le système bancaire, ni la Bourse, (car les secousses dont cette dernière a souffert ces dernières semaines relèvent beaucoup plus d?impacts psychologiques que rationnels), ces incidences probables sur l?économie réelle subsistent encore. D?autant plus que les chances d?une reprise, pour cette année, de la croissance économique en Europe et aux USA, sont déjà assez compromises. La question n?est plus de savoir si l?économie mauricienne, totalement extrovertie, sera vraiment affectée. Il s?agit plutôt de se demander quand, pour combien de temps et dans quelle mesure nous serons frappés. Cette certitude interpelle alors à la prudence.
Il revient aux dirigeants de prendre des mesures appropriées pour adoucir l?impact de la crise sur l?économie mauricienne. Attirer dans le pays, tant que faire se peut, des investisseurs étrangers est l?une des solutions préconisées par le Joint Economic Council la semaine dernière. En hâtant la mise en application du Business Facilitation Act, l?environnement des affaires s?en trouverait amélioré. La construction de nouvelles infrastructures permettrait d?éliminer les goulets d?étranglement, augmenterait la compétitivité des entreprises mauriciennes et permettrait à l?économie de réaliser une croissance économique honorable.
De telles mesures seront, au regard des investisseurs étrangers, des signaux très favorables. En effet, après avoir vécu les imperfections du système économique des pays occidentaux, de nombreux détenteurs de capitaux, à l?étranger, souhaiteraient maintenant tenter l?expérience des pays émergents. Maurice, en s?y prenant fort adroitement, pourrait en tirer profit.
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