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Nouveaux marchés pour le poisson frais

3 juin 2005, 00:00

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Pelagic Process Ltd (PPL) met le cap sur la diversification. Elle s?est engagée dans le traitement et l?exportation des espèces pélagiques, telles que le thon, l?espadon, la dorade et le marlin. Mais elle compte dans les prochaines semaines s?adonner également au ?processing? du poisson des grands fonds, tel que le Capitaine, la Vieille rouge, le Dame Berry et le Sacréchien.

La compagnie diversifie également ses marchés d?exportation. Elle n?attend plus que le feu vert des autorités vétérinaires européennes de Bruxelles. Le principal marché de PPL est l?Europe : la France, la Suisse et l?ltalie. Elle exporte aussi sur le Koweït mais ses prochains marchés sont l?Afrique du Sud et Dubayy. ?Nous exportons environ 600 kg par mois sur Koweït. Sur Dubayy, nous espérons atteindre environ 800 kg. Toute l?exportation se fait par avion?, explique Patrice Maurel, manager de PPL.

Dans un premier temps, le thon sera le principal produit d?exportation vers le Kuweit et Dubayy. Mais il n?est pas impossible que les autres variétés de poisson trouvent aussi preneurs dans ces deux pays.

L?usine de PPL est en opération depuis juillet de l?année dernière. ?C?est un camarade du directeur de la compagnie, Roland de Spéville, qui a encouragé ce dernier à se lancer dans la pêche aux espèces pélagiques. Il était surtout connu pour ses activités dans la pêche sportive et d?une usine de transformation du poisson frais pour l?exportation?, raconte Patrice Maurel.

La compagnie possède trois bateaux, dont deux petits, les Gladius I et Gadius 2, construits à Maurice, et le Marie Charlotte qui vient d?Australie. Ils pêchent à la palangre au large des côtes mauriciennes. La compagnie est aussi approvisionnée par un bateau qui appartient à un autre entrepreneur. ?Vu que nous traitons du poisson frais, nos bateaux ne peuvent pas rester longtemps en mer. Nous voulons que le poisson soit d?une qualité irréprochable. D?après le Food Act, la période maximale autorisée est de 12 jours.?

L?entreprise a une capacité maximale de traitement de 30 tonnes de poisson par mois. Ces bateaux n?arrivent pas à lui fournir un tel nombre à pour cause de conditions climatiques, de problèmes de main-d??uvre et autres.

?Nous avons récemment participé à une conférence internationale à Bruxelles sur le seafood hub. De nouveaux clients sont intéressés à s?approvisionner chez nous, mais nous ne pouvons pas répondre pour l?instant à leur attente?, regrette Patrice Maurel. Ce dernier ajoute qu??acheter d?autres bateaux n?est pas si évident. Si on exporte sur l?Europe, il y a la question de règle d?origine du poisson qu?il faut respecter?.

Selon Patrice Maurel, il existe des procédures administratives qui doivent être simplifiées pour faciliter les activités des opérateurs. ?Nous avions trouvé un arrangement avec une compagnie réunionnaise pour nous approvisionner. Mais à cause du temps pris pour le déchargement, l?armateur n?a pas donné suite.?

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