Publicité

Nouveau service pour VIP :Mission protection rapprochée

10 juin 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Discrétion. Le mot est lâché. Et parce qu?il est d?avis qu?il s?agit là de «La» plus grande qualité d?un agent de protection rapprochée, Thierry Wojtalik ne pipera mot (ou presque) des missions qu?il aura effectuées au cours de ces 12 dernières années.

Il ne parlera que brièvement des deux acteurs internationaux dont il a assuré la protection lors du Festival de Cannes en 2005. Ce qui nous laissera à nos interrogations : un couple ? Brad et Angelina ? Peut-être pas encore en couple à cette époque-là. Michael et Catherine alors ?

Thierry Wojtalik n?évoquera que succinctement le fait d?avoir assuré la sécurité dans plusieurs palaces dont Le Byblos, à St Tropez, et Les Airelles, à Courchevel 1850 comme à la bijouterie Choppard. Il résumera cette période en disant qu?il s?agit tout simplement de «douze ans d?expérience et de compétence».

«1m85 et 85kg»

Douze années qui lui permettent d?être aujourd?hui le Marketing & Operations manager du nouveau service proposé depuis peu par Caudan Security Services : Executive Protection. «Nous sommes les seuls à fournir ce service à Maurice. Nous travaillons exclusivement avec les hôtels quatre et cinq-étoiles et les entreprises d?événementiel», explique Appanah Yerriah, directeur général de Caudan Security Services. Ce dernier ajoute que lorsqu?un chef d?Etat vient à Maurice, sa protection est assurée par la VIPSU mais lorsqu?il s?agit d?acteurs, de chanteurs ou de footballeurs, il n?y avait jusqu?aujourd?hui pas de service approprié. C?est désormais chose faite.

Vêtus plutôt «classe» dans leur costume noir, les agents d?Executive Protection ont fière allure. De l?allure, c?est d?ailleurs une des conditions préalables de l?embauche.

Mais le costume noir n?est pas forcément l?uniforme. «J?ai déjà assuré la protection de VIP en ski, en short et en t-shirt. Il faut s?adapter à la situation ainsi qu?au client», explique Thierry Wojtalik. Moyenne d?âge, 25 ans. Les agents d?Executive Protection sont quand même quelque peu imposants. «1m85, 85 kilos», minimise Thierry Wojtalik. Et Appanah Yerriah insiste sur le fait que ces agents de sécurité rapprochée ne sont en aucun cas des «bouncers». «Nous avons fait un tri. Ce sont des professionnels formés», soutient-il.

Des professionnels qui ont dû fournir un certificat de moralité en règle avant de suivre une formation intense de trois semaines dispensée par Thierry Wojtalik. Tant théorique que pratique, cette formation permet aux futurs agents de «se retrouver en situation réelle».

«Prévenir tout danger éventuel»

Et des situations «réelles», ils en ont vécu depuis le début de leurs opérations. La semaine dernière, les agents d?Executive Protection ont accompagné trois VIP de nationalité française lors de leurs huit rendez-vous à Maurice. «Elles venaient de La Réunion et sont restées une journée pendant laquelle nos agents les ont accompagnées de rendez-vous en rendez-vous. De leur descente de l?avion à 8 h 40 jusqu?à ce qu?elles reprennent l?avion à 18 h 35», explique Thierry Wojtalik. L?autre «mission» qu?Executive Protection a assurée c?était la protection du chanteur Christophe Wilhem.

Les agents évoluent en formation triangulaire lors de leurs missions. «Des agents de protection rapprochée doivent prévoir tout danger éventuel. Le chef d?escorte accompagne la VIP dans ses déplacements. Il est proche de lui. L?arrière garde, elle, conserve une certaine distance avec la VIP afin de parer à tout danger éventuel venant de l?arrière», explique Thierry Wojtalik. Lors de leur formation, les agents sont également exposés à des situations extrêmes et même s?ils ne vivront pas cela au quotidien, ils doivent être toujours prêts «à ce genre de situation».

Les agents peuvent se retrouver en situation extrême. Et si le gros de leur travail de protection rapprochée se résumera à de l?accompagnement, de l?embarquement et du débarquement de VIP, il peut arriver qu?un jour, la vie de la personne qu?ils protègent mais également leur vie soit en danger. Ces situations, Thierry Wojtalik les a vécues au cours de sa carrière. S?il n?en parle pas, il insiste toutefois sur la nécessité d?avoir une certaine maîtrise des arts martiaux ainsi qu?un «mental fort».

Publicité