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Nouveau record dans le déficit commercial prévu en 2005
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Nouveau record dans le déficit commercial prévu en 2005
Le déficit commercial du pays risque de s’aggraver. Le dernier bulletin du Central Statistics Office (CSO) prévoit un nouveau record au niveau du déficit commercial. Il pourrait grimper à Rs 28,7 milliards pour l’année 2005 contre Rs 21,3 milliards en 2004. Ce qui est inquiétant, c’est que le déficit commercial avait déjà atteint un niveau record l’année dernière.
Selon les prévisions du CSO pour 2005, les exportations s’élèveront à Rs 55,1 milliards contre des importations de Rs 88,3 milliards, ce qui donnerait un déficit de Rs 28,7 milliards. Il s’agira effectivement d’un nouveau record si nos prévisions qui sont basées sur les tendances des années passées se confirment, déclare un officiel du CSO.
La détérioration du déficit commercial s’explique principalement par une baisse des revenus de la zone franche d’exportation et surtout du textile-habillement tandis que la note d’importation se gonfle en raison de la flambée du prix du pétrole qui a frôlé la barre des 60 dollars le baril en début de semaine.
Les statistiques du commerce extérieur pour le premier trimestre indiquent déjà un déficit commercial de Rs 5,3 milliards. Les exportations se sont élevées à Rs 13 milliards et les importations à Rs 18,3 milliards.
Avenir sombre</B>
Au cours du premier trimestre 2005, les recettes d’exportation de l’industrie du textile-habillement ont été de Rs 5,2 milliards, ce qui représente une baisse de 17,5 % par rapport à la période correspondante en 2004. Par contre la note d’importation de produits pétroliers a augmenté de 27,6 % par rapport à la même période l’année dernière.
La détérioration du déficit commercial inquiète les décideurs économiques. La conjoncture financière s’annonce sombre. Il y a, d’une part, une baisse annoncée des recettes sucrières de l’ordre de 39 % – même si elle reste à être confirmée par les instances politiques de l’Union européenne d’ici novembre. Mais quelle que soit son ampleur, une baisse est à prévoir.
D’autre part, l’éventualité d’une nouvelle contraction du textile-habillement est probable.
Par ailleurs, la hausse du dollar et le net recul de l’euro n’arrangeront guère la situation. Et le projet de faire de Maurice un paradis du shopping hors taxes risque d’accroître l’importation et d’exercer des pressions sur le marché des devises. Pour certains analystes toutefois, la possibilité d’une crise financière peut être écartée si les services tels que le tourisme, les finances, les technologies de l’information et de la communication arrivent à faire la différence. Les services ont toujours fait pencher la balance par rapport au secteur manufacturier. Espérons que cela va durer, déclare un responsable du secteur privé.
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