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Nouveau coup de balai anti-vieille garde du PTr

19 septembre 2007, 20:00

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Pour être choyées et montées en épingle en 2007, la fidélité et la loyauté à l?égard du PTr sont plutôt matraitées en 1982. Il y a d?abord le coup de balai mémorable du 11 juin 1982 qui débarrasse notre Assemblée législative de toute présence travailliste. Même Sir Seewoosagur Ramgoolam n?échappe pas à ce naufrage électoral. Seuls surnagent Michaël Glover et Marie France Roussety, grâce au repêchage éminemment raciste de quatre députés correctifs, visant à améliorer la représentation parlementaire du fourre-tout démographique qu?est notre population générale. Les deux autres députés correctifs sont Gaëtan Duval et son inséparable Nicol François.

Le second coup de balai anti-vieille garde travailliste incommensurablement loyale et fidèle survient à l?occasion d?un congrès du parti, se déroulant au Collège Eden de Rose Hill. Le nombre de congressistes s?élève à 373, d?après une liste dite officielle. Le dépouillement des bulletins de vote démontre clairement que le scrutin est perverti par les agissements concertés d?un groupe de nouveaux venus, dociles à un mot d?ordre venu d?on ne sait où, commandant de voter pour une liste bloquée, bien entendu anti-vieille garde fidèle et loyale, le change étant donné par le plébiscite de l?octogénaire Seewoosagur Ramgoolam, plus que jamais otage d?une bande de jeunes loups, isolé qu?il est désormais entre leurs mains car privé de ses collaborateurs les plus dévoués dont le féal Angidi Chettiar. Bof ! il s?agit simplement de surnager jusqu?à ce que cette tempête se calme.

Mais voyons plutôt les résultats instructifs de ce vote historique, résultats qui parlent d?eux-mêmes. Arrivent en tête, avec 349 voix sur 373 (93,56%), Sir Seewoosagur Ramgoolam, le Dr James Burty David et K. Bhorrah. Si l?on comprend aisément le score flatteur et écrasant obtenu par Ramgoolam et par David (qui joue at home au collège Eden de Rose Hill) on explique moins bien le nouvel engouement travailliste pour K. Bhorrah que l?on a connu précédemment militant dans les rangs syndicalistes de la GWF alors d?obédience mauve. Subodorer, ici, l?application d?un canvassing impitoyable, ayant cours dans les milieux militants, est un pas que nous ne franchirons pas. Vient ensuite en 4e position Anil Bachoo avec 346 voix et pas encore pris à partie par deux agents posthumes de Gaëtan Duval. Suivent Amba Chinien et... Manfred Bhujoharry (344 voix), M. Beecarry (339 voix), K. Mootien Pillay (337 voix), S. Jugessur, l?actuel pro-chancelier de notre Université (325 voix), Sateeanand Pelladoah qui sera condamé à Amsterdam pour avoir tenté d?introduire aux Pays-Bas une valise contenant 20 kilos d?héroïne, S. Sydaya (314 voix), S. Sewpal, chroniqueur attitré du journal ramgoolamien Advance (313 voix), Vijay Venkatasawmy, directeur du Collège New Eton et ancien député MMM de Stanley/Rose Hill, passé depuis au PTr (304 voix), A. Damree (301 voix), C. Ruchpaul (287 voix), G. Woodun (283 voix), V. Boodram (283 voix), V. Sayadah, un des dirigeants administratifs actuels du MSM (280 voix). Voilà donc les 18 élus au comité exécutif du PTr.

La liste des candidats battus est encore plus édifiante. Arrive en tête de liste des vaincus, le secrétaire général sortant, Sir Kher Jagatsingh (153 voix seulement pour 20 ans de bons et loyaux services). Suivent Sir Veerasamy Ringadoo, le ministre des Finances au moment de la double dévaluation de 50% de la roupie, 30% en octobre 1979 et 20% en septembre 1981 (141 voix), Dayanand Basant Rai, connu pour son énergique combat anti-alcoolisme et donc anti-Black Label (106 voix), J. Newraj (103 voix), l?éloquent Sir Harold Walter (93 voix), Ajum Dahal, fils (78 voix), Lutchmeeparsad Badry, ministre de la Sécurité sociale épinglé par la commission Glover pour fraude et corruption. Suivent d?autres candidats battus dont le trésorier du PTr, Angidi V. Chettiar. La presse de 1982 ne juge pas utile de préciser les miettes de voix obtenues par ces candidats malheureux en fin de liste, en dépit de leurs bons et loyaux services à l?égard du PTr. La gratitude n?est pas, en 1982, ce qu?elle a été et ce qu?elle redeviendra. Cette déroute humiliante de la vieille garde justifie-t-elle pour autant le départ de Sir Satcam Boolell et des autres dissidents ? Mais honni soit qui pense comme eux que ce congrès ait pu être manipulé par une quelconque nouvelle clique dirigeante.

Le Dr Régis Chaperon présente ses excuses aux congressistes de ne pas pouvoir leur présenter son rapport sur les causes de la défaite travailliste du 11 juin 1982 pour la bonne raison qu?il n?en a pas terminé la rédaction. Il n?y a pas de doute possible. Il s?agit bien de notre Parti Travailliste.

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