Publicité
?Notre fonds est une alternative au placement bancaire?
Par
Partager cet article
?Notre fonds est une alternative au placement bancaire?
● Que proposez-vous aux investisseurs mauriciens ?
LM Investment Management International est un fonds enregistré en Australie. Il est réglementé par l?Australian Securities and Investment Commission. Nous proposons principalement un investissement dans un mortgage trust. Pour les marchés étrangers, nous avons un currency protected fund. Notre produit fétiche est un mortgage income fund (MIF), dont les actifs s?élèvent à 600 millions de dollars australiens.
Je suis en tournée à Maurice afin de finaliser les préparatifs pour mettre le produit sur le marché mauricien. Je suis basé à Hong Kong et je m?occupe essentiellement du marketing des produits de LM Investment Management en dehors du territoire australien. Nous sommes présents en Asie et dans le Moyen Orient.
Nous sommes représentés à Maurice par Personal Financial Services (PFS), un cabinet de conseillers en investissement. Ce partenaire a enregistré le fonds d?investissement auprès du régulateur local, la Financial Services Commission (FSC). La distribution de nos produits sur les marchés étrangers se fait par le biais des intermédiaires professionnels.
PFS va proposer le produit aux fonds de pension, aux compagnies d?assurance, aux banques et aux individus dits high net worth, entre autres. Nous pénétrons le marché mauricien à un moment très excitant. Nous attendons avec impatience la réaction des clients potentiels locaux à notre offre.
● Quels sont les principales caractéristiques du fonds que vous proposez ?
Le MIF est une alternative au placement bancaire. Le fonds offre aussi une protection contre le mouvement adverse du taux de change. Les investisseurs peuvent y trouver de meilleurs taux de rendement que ceux générés par les dépôts en banque, pour plus ou moins le même niveau de risque encouru. De manière générale, nous offrons un taux supérieur de deux points au rendement bancaire.
Nous visons des clients qui cherchent des investissements à court terme. Nous proposons des placements sur douze mois, par exemple. Nos clients peuvent utiliser nos produits comme un placement à faible risque dans un portefeuille diversifié.
Nous collectons des fonds auprès des investisseurs pour les placer dans un mortgage trust, dont le but est d?effectuer des prêts commerciaux.
Nous avons deux clientèles : les investisseurs et les emprunteurs. Nous les touchons à travers des intermédiaires.
● Quel est le profil des clients à la recherche de vos solutions de financement ?
Ce sont surtout ceux qui investissent dans l?immobilier en Australie. Nous avons développé des compétences sophistiquées dans ce domaine. Nos équipes techniques sont capables de bien évaluer le marché.
Nous n?achetons pas les biens immobiliers. Nous les utilisons seulement en tant que sécurité en échange de nos prêts. Notre activité est d?offrir des financements à ceux qui achètent ou qui développent les biens immobiliers. Nous percevons nos revenus à travers les opérations de financement.
Nous proposons des prêts commerciaux avec des échéances de dix-huit mois à cinq ans. Cela nous permet d?avoir un fonds peu volatile.
● Il y a donc un danger de sur exposition aux valeurs immobilières?
Nous ne sommes pas directement exposés au marché de l?immobilier. Ce sont les clients que nous finançons qui le sont. Nous sommes toutefois affectés, dans la mesure où nous prêtons aux entreprises et aux individus qui sont engagés dans le secteur.
Les actifs du fonds représentent un portefeuille diversifié d?investissements dans différents segments de l?immobilier, notamment des projets résidentiels, industriels et commerciaux et des terrains non occupés. La répartition dans l?immobilier est la suivante : commercial, 29 % ; résidentiel 42 % ; industriel, 7 % ; terrains vacants, 10 % ; et terrains (subdivision), 12 %. Il y a aussi un placement dans des actifs plus liquides tels les actions et les produits dérivés.
Nous avons deux genres de diversification : par type d?activité immobilière et une répartition au niveau géographique. Une activité immobilière peut ne pas très bien faire dans un endroit particulier en Australie, mais peut être très florissante ailleurs. Cette répartition nous permet de bien mitiger les risques.
Le gestionnaire de portefeuille est extrêmement sélectif dans le choix des projets à financer et adhère à des normes de prudence rigoureuses avant d?avancer des crédits. Seuls les placements de qualité sont retenus. Toutes les demandes de financements sont suivies des exercices de due diligence appropriés.
Le principal risque auquel nous faisons face demeure le default risk des débiteurs, de l?ordre de 1 % seulement. Le client peut faire confiance à notre professionnalisme. Le fonds opère en Australie, dans un marché très réglementé. Nous sommes sujets aux normes éprouvées de l?Australian Securities and Investment Commission. A Maurice, la commercialisation du produit a dû obtenir au préalable l?autorisation de la FSC. Tout cela ne peut que rassurer nos investisseurs.
● Comment l?investisseur étranger peut-il se protéger des risques liés au taux de change ?
Le MIF est un currency protected fund. Le fonds s?engage à couvrir les risques du taux de change des placements effectués dans des monnaies autres que le dollar australien. Les investissements initiaux sont convertis au taux en cours. Le MIF promet d?effectuer des paiements en dollars australiens à un taux prédéterminé au terme d?un contrat forward.
Nous avons un accord avec une banque suisse. Le currency hedge protège à la fois le capital investi et le retour sur l?investissement dans les différentes monnaies. Nous offrons une meilleure alternative aux plans de dépôts bancaires en devises fortes qui sont disponibles sur le marché local.
● Si vous étiez gestionnaire d?un fonds diversifié, quelle portion de votre portefeuille auriez-vous allouée à un placement de type MIF ?
Tout dépendra de l?objectif du fonds et de son profil risque-retour. Je pense néanmoins qu?un asset manager peut allouer 20 % de son fonds à un placement de type MIF pour arriver à un portefeuille diversifié.
● La régulation revient très cher aux fonds d?investissements?
Il y a certes beaucoup plus de régulation aujourd?hui qu?autrefois. Dans la mesure où tout le monde y est sujet, cela n?affecte pas notre force par rapport à nos concurrents.
● Les intermédiaires sont plutôt coûteux. Comment faites-vous pour tenir tête à ceux qui vendent leurs fonds directement aux clients à travers l?internet ?
Les fonds professionnels n?utilisent pas l?internet pour vendre. Ils font toujours appel aux intermédiaires professionnels. Nous n?avons aucun souci à nous faire sur ce plan. A Maurice, nous traitons avec PFS qui dispose une bonne expérience et d?un bon réseau dans le domaine des produits financiers.
<I> Propos recueillis par
Akilesh ROOPUN</I>
<I> ?Le MIF est un ?currency protected fund?. Le fonds s?engage à couvrir les risques du taux de change des placements effectués dansdes monnaies autres que le dollar australien. Les investissements initiaux sont convertis au taux en cours.? </I>
Publicité
Publicité
Les plus récents