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Nominations : l?opposition fait le tri

29 janvier 2006, 00:00

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Tout en critiquant la série de nominations entérinées vendredi par le gouvernement, l?opposition se garde néanmoins de mettre tout le monde dans le même panier. Ce qui saute cependant aux yeux c?est que sur les quinze noms retenus, pas moins de huit viennent du sérail politique. Certains, à l?instar de l?ancien député Siven Poinoosawmy, désigné directeur exécutif du Trust Fund for Specialised Medical Care, se retrouvent à des postes où on les attendait le moins.

Il n?en fallait pas plus pour que les deux principaux partis politiques crient au copinage. « Dans bon nombre de cas, on a casé des gens qui n?avaient pas eu d?investitures ou qui n?ont pas été élus aux dernières élections et fine bizin truv nimport kwa pu zot », souligne Paul Bérenger, leader de l?opposition et du MMM.

Tout comme Pravind Jugnauth, leader du MSM, il met lui aussi l?accent sur la précipitation démontrée, le 13 janvier, par l?hôtel du gouvernement dans le cas de l?Independent Broadcasting Authority où le nom de Joy Beeharry avait été retenu sans tenir compte des exigences de la loi.

Le leader de l?opposition prend toutefois soin de faire la distinction entre les compétents et les autres. Il mentionnera sous ce chapitre Dan Maraye, ancien gouverneur de la Banque de Maurice, désigné prochain Chief Executive d?Airports of Mauritius Ltd. Parlant de ce cadre, Paul Bérenger concédera que « Dan Maraye est quand même un professionnel qui possède les compétences requises ». Il accordera également une bonne note à son « bon ami » Harris Balgobin nommé président de l?IBA tout en lui conseillant de se concentrer davantage sur sa nouvelle fonction plutôt que d?aller ternir son image en présidant un Fact Finding Committee sur « des palabres politiques » à la Business Parks of Mauritius Ltd.

Il est toutefois moins complaisant envers Stéphanie Anquetil, ancienne candidate du Parti travailliste, désignée à la direction du Morne Heritage Trust Fund, et envers Siddick Chady, nommé président de la Mauritius Ports Authority.

Pravind Jugnauth salue la décision du Premier ministre de placer le magistrat Anil Kumar Ujoodha, « une personne intègre et qui a fait preuve de courage », à la direction générale de l?Independent Commission against Corruption.

Ramgoolam apaise Sylvio Michel

Le leader des Verts fraternels est aujourd?hui un homme heureux. Ses desiderata ont reçu un écho favorable auprès du Premier ministre à quelques jours de la célébration de l?abolition de l?esclavage. Satisfaction d?abord eu égard aux nominations des membres du parti des Verts fraternels. « C?est bien de constater que notre parti n?est pas laissé pour compte. La démarche de Navin Ramgoolam a été bien accueillie au sein de notre parti », a déclaré hier Sylvio Michel à « l?express-dimanche ».

Les verts étaient mécontents depuis les élections générales en raison d?un nombre de tickets jugé insuffisant. Mais depuis les récentes nominations de deux Verts, Jean-Claude Armance et de Diana Bablee, respectivement à la tête de la Mauritius Housing Company et du Morne Heritage Trust Fund, le « bon mood » est revenu, selon les dires de Sylvio Michel. Une autre source de satisfaction, à la base du dégel entre Michel et Ramgoolam, a trait à la prochaine nomination d?Alain Laridon comme ambassadeur à Maputo. Selon Sylvio Michel, des nominations d?autres membres des Verts sont à l?agenda.

Tout cela aura certainement une incidence sur la célébration du 1er février au Morne. Si tous les sympathisants des Verts vont converger au pied de la montagne afin de « saluer la mémoire des esclaves », en revanche il faut s?attendre à un ton moins aigri, contrairement aux récentes déclarations publiques de Sylvio Michel. « Nous sommes toujours contre le projet IRS au pied de la montagne du Morne. Même si on maintiendra notre position sur ce dossier, il faut souligner que nous ne sommes plus en froid contre le gouvernement », lâche Sylvio Michel. A cinq jours du 1er février, Navin Ramgoolam a su désamorcer la colère des verts?

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