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Noé, sept ans, meurt des suites d?un accident en mer
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Noé, sept ans, meurt des suites d?un accident en mer
Il avait toute la vie devant lui et faisait la joie de sa famille. Aujourd?hui, elle pleure sa disparition. Maxwell Noé Marin, sept ans, est décédé aux petites heures du matin, mercredi, sur son lit d?hôpital. Il avait été hospitalisé le 28 avril dernier, après avoir failli se noyer à la plage publique de Baie-du-Tombeau.
?Il était tout excité de passer la journée à la mer. Il avait même apporté sa petite chaise pour pouvoir jouer confortablement?, relate Natacha, la s?ur aînée de Noé, encore sous le choc. Rien ne laissait, en effet, présager le drame. Noé et Naomie, la benjamine, jouaient au bord de l?eau, sous la surveillance de Natacha. ?Il jouait à lancer ses jouets dans l?eau et je devais partir les chercher?, explique cette dernière.
Mais il ne suffit que d?un instant. ?Tout est arrivé très vite. J?ai tourné le dos pendant quelques secondes seulement pour récupérer un jouet lancé dans l?eau.? Lorsqu?elle se retourne, Noé est assis, penché en avant, la tête dans l?eau. Elle se rue alors vers son frère, paniquée. Ses cris attirent d?autres personnes qui se pressent aussi vers Noé et lui tirent la tête de l?eau. Les volontaires allongent l?enfant sur la plage. Il se met à vomir.
Face à l?inquiétude de Natacha, qui demande de l?aide autour d?elle, les gens se seraient montrés rassurants et lui auraient dit qu?il suffisait de retourner son petit-frère sur le côté pour qu?il rejette toute l?eau qu?il avait avalée. Mais elle insiste: il faut que quelqu?un l?emmène à l?hôpital. L?un d?eux accepte enfin. Noé est conduit d?urgence à l?hôpital du Nord. Sa s?ur l?accompagne. ?Noé était conscient mais gémissait constamment. Il me disait qu?il avait des douleurs au ventre.?
<B>?Un véritable calvaire?
Sur place, le garçonnet est immédiatement pris en charge par les médecins et est soumis à une série de tests. A bout de forces, Noé n?en refuse pas moins de mettre le masque à oxygène. Réalisant la gravité de son état, les médecins décident de l?admettre au service des soins intensifs. ?La dernière image que j?ai de mon petit frère est qu?il gémissait alors que les médecins l?emmenaient sur une civière.? Noé sombre peu après dans le coma, avant de finalement rendre l?âme. La cause du décès a été attribuée à un ?dème pulmonaire.
En apprenant l?hospitalisation de Noé, Léonnie, sa grand-mère maternelle, qui se trouve en Angleterre, saute dans le premier avion. ?Noé était à l?agonie pendant une semaine entière et ses parents n?ont même pas pu être à ses côtés puisqu?ils sont en prison. Cet enfant a subi un véritable calvaire?, déplore t-elle. Dans le salon des Marin, à Bain-des-Dames, toute la famille est en proie à la tristesse.
Noé souffrait de handicaps physiques et avait dû arrêter sa scolarité, ses proches n?étant pas en mesure de payer les frais de transport jusqu?à Montagne-Longue et les frais mensuels de l?école spécialisée qui s?y trouve. Le garçonnet était issu d?une famille de six enfants. Ses parents, Anthony et Eliette, sont tous deux emprisonnés depuis plus d?un an pour une affaire de drogue. Leurs proches multiplient les démarches légales pour qu?ils puissent retrouver la liberté. ?Il faut que les autorités comprennent que nous avons besoin de nos parents?, lancent, unanimes, leurs enfants.
<B>?Impossible de manger à leur faim?
En attendant, les oncles et tantes hébergent les cinq autres enfants mais soulignent tout de même qu?ils ont du mal à subvenir à leurs besoins. ?Il y a eu des jours où il n?a pas été possible pour eux de manger à leur faim.? Les six enfants, âgés de deux à 22 ans, explique Léonnie, avaient dû être séparés pour être pris en charge par des membres de la famille. Le jour du drame, le petit Maxwell qui vivait avec Natacha, s?était rendu à la plage en compagnie de celle-ci et de plusieurs autres membres de la famille.
Après les multiples requêtes de la famille, les autorités pénitentiaires ont autorisé les parents de Noé à assister un bref instant à ses obsèques, mercredi. ?Nos parents étaient effondrés, mais surtout très perturbés par le fait de n?avoir pu être présents durant cette terrible épreuve?, explique Natacha.
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