Publicité

Niveau d?alerte abaissé en Grande-Bretagne et aux USA

16 août 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La Grande-Bretagne a abaissé dans la nuit de dimanche à lundi le niveau d?alerte à la sécurité et assoupli l?interdiction des bagages à main à bord des avions, imposée la semaine dernière après l?annonce d?un complot déjoué qui visait à faire sauter en vol plusieurs appareils avec des explosifs liquides.

Le secrétaire au Home Office, John Reid, a déclaré que le passage du niveau d?alerte de ?critique? (le degré maximal) à ?grave? ne signifiait pas que le danger d?attentat était évacué.

?Une très sérieuse menace d?attentat demeure. Le degré de menace est ?grave?, ce qui sous-entend qu?il reste une forte probabilité d?attentat terroriste à un moment ou l?autre?, a expliqué le ministre britannique de l?Intérieur. ?Nous avons maintenant eu du temps pour évaluer la situation depuis le coup de filet de la police. La police pense que les principaux suspects de ce complot présumé ont été arrêtés la semaine dernière?, a-t-il cependant ajouté.

Le secrétaire britannique aux Transports, Douglas Alexander, a précisé que les passagers pouvaient désormais prendre avec eux un bagage à main, de la taille d?un ordinateur portable, mais n?avaient toujours pas le droit d?avoir sur eux des liquides, à l?exception de médicaments avec ordonnance et de lait pour bébé qui devra être goûté par un adulte l?accompagnant.

Les appareils électriques comme les ordinateurs portables devront être contrôlés individuellement par le personnel de sécurité.

Les Etats-Unis ont également abaissé ? de rouge à orange ? le niveau d?alerte à la sécurité pour les vols commerciaux entre la Grande-Bretagne et les USA. Dimanche, un avion de British Airways assurant la liaison entre Londres-Heathrow et New York a dû rebrousser chemin à la suite d?une alerte provoquée par la présence à bord d?un téléphone portable n?appartenant à aucun des 217 passagers. Après enquête, le mystérieux appareil portable s?est finalement révélé inoffensif.

Les téléphones portables ont été interdits jeudi dernier à bord des avions de ligne dans le cadre des mesures draconiennes imposées à la suite de l?arrestation en Grande-Bretagne de 24 personnes soupçonnées d?être impliquées dans le complot, qui devait viser à faire sauter jusqu?à dix appareils au-dessus de l?océan Atlantique.

Deux réunions de l?UE prévues cette semaine

Un des 24 suspects a été relâché la semaine dernière, mais les policiers détiennent toujours les autres, des ressortissants britanniques, en vertu des lois antiterroristes qui permettent aux forces de sécurité de maintenir en détention des suspects sans les inculper pendant une durée allant jusqu?à quatre semaines.

Lundi, les policiers ratissaient une zone boisée au nord-ouest de Londres, près d?un endroit où ont été effectuées certaines des arrestations.

La compagnie British Airways a annoncé que 20 % de ses vols au départ de Londres-Heathrow étaient annulés lundi et que la proportion d?annulations serait sensiblement la même hier. Des retards continuent de perturber les autres vols, et BAA, le gestionnaire aéroportuaire britannique, a indiqué qu?il faudrait encore un jour pour mettre en oeuvre les règles, assouplies par le gouvernement, sur les bagages à main.

British Airways a annulé 900 vols de jeudi à dimanche. La compagnie comptait supprimer lundi 39 de ses 202 vols court-courriers et cinq de ses 76 vols long-courriers au départ de Heathrow. A Gatwick, autre aéroport londonien, British Airways avait prévu lundi l?annulation de 26 vols intérieurs mais tous les vols vers l?Europe devraient avoir lieu.

Au plan européen, des experts et ministres de l?UE vont se réunir deux fois cette semaine pour évaluer les menaces à la sécurité, a fait savoir lundi la Commission européenne.

La première réunion se tiendra aujourd?hui à Londres, en présence notamment de John Reid, du ministre finlandais de l?Intérieur Kari Rajamaki, dont le pays assure la présidence de l?UE, et du commissaire européen à la Justice Franco Frattini.

La seconde réunion aura lieu jeudi ou vendredi à Bruxelles, et y participeront des experts des transports et des questions de sécurité, ainsi que de la lutte antiterroriste.

Jeremy LOVELL Reuters

Publicité