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Niticha Parsand : commerc?art

13 octobre 2008, 00:00

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Niticha Parsand : commerc?art

A quoi bon peindre si les toiles ne se vendent pas ? A quoi bon s?attaquer à des sujets qui n?ont à priori pas de chance de trouver sa place dans le salon d?un touriste ? C?est à se demander à quoi bon respirer, à quoi bon créer ?

Niticha Parsand a pris son parti. Pas exactement celui d?un rire. Celui du dessin fait à dessein. Celui du trait que l?in pourra monnayer. C?est dans cet état d?esprit qu?elle expose ses toiles jusqu?à mercredi au Shooters Grill à Flic en Flac.

Le lieu ? un pub dans une zone réputée touristique ? dit déjà tout de l?approche adoptée par cette enseignante de dessin au Saint Mary?s College. «L?art est touristique», affirme Niticha Parsand. Comme une sentence. Comme une fatalité. Une conviction née durant l?exercice d?un précédent boulot : le travail dans une galerie d?art. «Je voulais voir où est l?art à Maurice», explique la jeune femme. Elle l?a vu dans les paysages qui font bien dans un salon. Dans les allées bordées de flamboyants qui attirent des commandes des hôtels. Des soleils magnifiques sur des plages désertes, des montagnes qui tombent à pic. Elle comprend très vite : c?est dans ce genre là qu?il y a des sous à se faire.

Au départ, il faut comprendre que Niticha Parsand a été une élève des Beaux Arts. Qu?elle a suivi des cours organisés conjointement par l?université de Maurice et l?école des Beaux-Arts du Mahatma Gandhi Institute. Au départ, elle a choisi de se spécialiser dans la sculpture. Oui mais voilà. Le plâtre de Paris, le bronze, les pochettes de ciment, cela coûte cher. «La sculpture que j?avais faite pour l?exposition de fin de cours est toujours là», raconte la jeune femme.

Alors pourquoi persister dans ce genre alors que peindre prend moins de place et a plus de chance de partir. Surtout quand on a participé à une exposition collective de sculpture en 2003 et que des ?uvres crées à cette époque là, encombrent toujours votre salon.

Voilà pourquoi Niticha Parsand a préféré bifurquer. «On m?a dit qu?il faudrait que j?expose là où il y a des touristes». conseil qu?elle a pris au mot. Pour montrer ses séries à l?acrylique. Celle des porteuses, celle des fleurs ? frangipanes, nénuphars ? ou encore ses flamboyants. Ou des nus réalisés sur une période de trois mois.

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