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Nicolas Sarkozy face aux élections municipales
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Nicolas Sarkozy face aux élections municipales
Il est déjà ailleurs, dans l?au-delà des municipales dont le premier tour se déroule aujourd?hui et le second le 16. Alors que tous les sondages prédisent une victoire de la gauche, Nicolas Sarkozy a soudain découvert les vertus de la posture présidentielle : « Je travaille à la modernisation de la France sans me laisser distraire par les péripéties », a-t-il déclaré dans son entretien au Figaro du 6 mars.
Mais tout se passe comme si l?Élysée avait déjà passé par pertes et profits le scrutin. Le seul doute concerne l?ampleur de la défaite. En 2001, la droite avait gagné une quarantaine de villes de plus de 20 000 habitants, un succès en partie masqué par les pertes de Paris et Lyon.
Neuf mois après la présidentielle, cette élection sera pour le président de la République un test in vivo après plusieurs mois de baisse vertigineuse dans les sondages.
Depuis le début de cette campagne, Nicolas Sarkozy, qui souhaitait s?y engager, s?est davantage employé à restaurer son image personnelle, dégradée par la publicité de sa vie privée et de ses déclarations intempestives, et à calmer l?impatience des Français sur le pouvoir d?achat.
À l?UMP, on se veut « raisonnablement pessimiste ». Des gains ou maintiens dans les grandes villes, ce dimanche soir, permettraient d?entretenir l?idée d?un « match nul » avec la gauche.
Quant à la « responsabilité » de M. Sarkozy, elle est déjà minimisée. Ironique, Dominique Paillé, secrétaire adjoint de l?UMP, balaye une possible mise en cause d?un énigmatique « Tina » : « There is no alternative » (« Il n?y a pas d?alternative »). Une manière d?indiquer que le sort du président ne se jouera pas les 9 et 16 mars.
@ 2 008 Le Monde ? Philippe Ridet ? (Distribué par The New York Times Syndicate)
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