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18 juillet 2008, 00:00

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GROSSESSE ET PORTABLE FONT-ILS BON MENAGE ?

Les femmes enceintes doivent-elles limiter l?utilisation du téléphone portable ? Possible si l?on en croit les résultats d?une nouvelle étude danoise. Elle suggère en effet que les futures mamans qui téléphonent longtemps pendant leur grossesse auraient davantage de risque de voir leur enfant présenter de troubles du comportement sept ans plus tard. Les chercheurs ont suivi plus de 100 000 femmes enceintes entre 1996 et 2002 auxquelles ils ont demandé combien de temps elles passaient à utiliser leur téléphone portable pendant la grossesse. Lorsque leurs enfants ont atteint l?âge de sept ans, les chercheurs ont demandé aux mamans de remplir un questionnaire leur permettant d?évaluer le comportement de leur bambin.

Verdict : les enfants exposés aux téléphones cellulaires en périodes prénatale ou post-natale avaient plus de risque de souffrir de troubles de conduites, de symptômes émotionnels, de signes d?hyperactivité et de relations altérées avec les autres enfants. Des résultats à aprendre avec des pincettes selon les auteurs qui reconnaissent que les biais possibles sont nombreux, ne serait-ce que parce que les mamans qui téléphonent pendant des heures consacreraient peut-être moins d?attention à leurs enfants?

SOYEZ OPTIMISTE, C?EST BON POUR VOTRE C?UR

Si vous êtes de ceux à voir la vie en rose, continuez, vous êtes sur la bonne voie pour vivre longtemps ! Selon une étude publiée dans Annals of Family Medicine, une bonne dose d?optimisme peut aider à contrôler les risques cardiovasculaires.

Les chercheurs ont suivi 1 678 femmes et 1 138 hommes pendant quinze ans. Les participants, âgés de 35 à 75 ans, n?avaient pas de maladie cardiaque au début de l?étude. Ils ont dû évaluer leur propre risque d?avoir une attaque cardiaque dans les cinq ans à venir: faible, moyen ou élevé. Par ailleurs, les chercheurs ont estimé eux-mêmes le risque d?avoir une attaque cardiaque dans les dix ans à venir de chaque participant grâce à l?échelle de Framingham.

Au bout de quinze ans, 98 participants sont morts de maladie coronaire ou d?accident cérébrovasculaire. L?équipe de chercheurs a trouvé que les hommes qui pensaient avoir de faibles risques étaient 70 % moins susceptibles que les autres hommes de mourir d?une maladie cardiovasculaire, même avec leurs risques réels pris en compte.

Cette relation n?a pas été trouvée chez des femmes cependant. Selon Robert Gramling, docteur en médecine, les entrevues ont été faites en 1990, lorsque la maladie cardiaque était encore considérée comme une «maladie d?homme». Ainsi, même les femmes qui pensaient être plus susceptibles d?avoir une maladie cardiaque ne se sentaient pas beaucoup menacées.

Selon Robert Gramling, cette étude devrait être prise en compte par les médecins lorsqu?ils discutent des risques avec leurs patients.

Source : Nouvel Obs

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