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29 février 2008, 00:00

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<B>Produits ménagers :les enfants affectés</B>

Les femmes enceintes ou qui peu après avoir accouché, utilisent trop fréquemment des produits ménagers domestiques (désinfectants, aérosols désodorisants...) mettent en danger la santé respiratoire de leur enfant. C?est la conclusion d?une étude paraissant dans le numéro de mars du Journal Européen de Pneumologie.

John Henderson de l?université de Bristol, Royaume-Uni et ses collègues ont examiné la fréquence d?utilisation des produits chimiques domestiques par des femmes enceintes et la conséquence sur les fonctions respiratoires de leurs enfants.

L?étude a porté sur 7 162 enfants. Les mères ont rempli un questionnaire sur leur utilisation de 15 produits ménagers (désinfectants, eau de javel, etc.)

Chez les enfants, l?asthme est la cause la plus commune de sifflements respiratoires chroniques, un symptôme pris en compte dans l?étude. Des tests respiratoires et cutanés (à la recherche d?allergies) ont, en outre, été faits auprès des petits.

Ainsi les enfants des mères qui se servent plus fréquemment de produits chimiques domestiques en fin de grossesse et peu de temps après la naissance, ont plus de sifflements respiratoires durant leur enfance et une diminution de leurs capacités respiratoires à l?âge de huit ans, d?après les auteurs.

L?observation est valable pour des enfants ne présentant pas de terrain allergique ou d?allergies. L?étude souligne ainsi les effets directs d?une exposition aux produits chimiques sur le développement pulmonaire de l?enfant à naître ou de leur action irritante sur les voies respiratoires après la naissance.

Ces résultats sont cohérents avec les publications révélant un risque accru d?asthme chez les employés de ménage (bureau, domicile). Ils suggèrent un «vrai effet» de ces produits.

<B>L?efficacité des antidépresseurs remise en cause</B>

Les antidépresseurs de la génération la plus récente n?ont guère plus d?efficacité clinique qu?un placebo, une pilule qui a l?apparence d?un médicament mais aucun effet pharmacologique, affirme une étude publiée, lundi 25 février, sur le site de la revue en ligne PLoS Medicine. Une équipe anglo-américano-canadienne a repris l?ensemble des données publiées et non-publiées concernant quatre antidépresseurs, soit 47 essais cliniques. La différence avec le placebo s?accroît avec la sévérité de la dépression, mais «reste relativement petite», indiquent les auteurs. Les laboratoires concernés opposent à cette étude les «bénéfices constatés par les cliniciens.»

L?étude d?Irving Kirsch, de l?université de Hull (Grande-Bretagne), et de ses collègues ne dit pas que les antidépresseurs n?ont aucun effet observable. Même sous placebo, il peut d?ailleurs exister un bénéfice. L?étude constate que, hormis pour les dépressions extrêmement sévères, les antidépresseurs n?apportent qu?un faible bénéfice supplémentaire. Et encore, selon les auteurs, «les bénéfices les plus importants pour les patients les plus sévèrement déprimés paraissent attribuables à une diminution de la réponse au placebo plutôt qu?à une augmentation de la réponse au médicament».

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