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<B>Fumer rend paresseux !</B>
Les fumeurs seraient particulièrement récalcitrants à? l?exercice physique. C?est la conclusion d?un travail mené par une équipe japonaise.
Pendant quatre ans, le Pr Teruo Nagaya de l?université des sciences médicales de Nagoya, s?est intéressé au statut tabagique et à la pratique sportive de 750 Japonais, en bonne santé. Sa conclusion est claire «Les fumeurs font systématiquement moins d?exercices physiques que les non-fumeurs.» Un processus réversible à l?arrêt du tabac. Mais dès qu?ils replongent, ils retombent aussitôt dans leurs mauvaises habitudes. A croire que la cigarette détruit toute volonté de s?activer. Trois à quatre ans après avoir repris le tabac, leur niveau d?activité physique rejoint celui d?un fumeur régulier qui n?a jamais renoncé à la cigarette.
<B>Cancer de la peau : Des cellules Identifiées</B>
Une population de cellules à l?origine du développement des mélanomes (de redoutables cancers de la peau) a été identifiée par des chercheurs américains. Elle pourrait être ciblée pour empêcher la croissance de la tumeur. Leurs travaux ont été publiés dans la revue scientifique Nature jeudi.
Ces cellules initiatrices comme toutes cellules souches de cancer, ont une capacité de renouvellement illimitée et également celle d?évoluer en différents types cellulaires. Ces deux propriétés leur permettent d?assurer la croissance tumorale et de conduire à une certaine variété de cellules constituant la tumeur.
L?équipe de Markus Frank (Boston, Massachusetts, Children?s Hospital Boston, Ecole de médecine de Harvard) s?est intéressée à ces cellules afin de mieux combattre les mélanomes «chimiorésistants» (sur lesquels le traitement chimiothérapeutique n?a pas d?effet). D?après les chercheurs, la faculté du mélanome à résister au traitement dépendrait, en effet, de ce groupe particulier de cellules, véritables graines de cancer. Les cellules souches tumorales identifiées par les chercheurs à partir d?échantillons de mélanome humain, sont caractérisées par un marqueur dit ABCB5. Elles représentent 1,6 à 20 % des cellules des mélanomes analysés, leur fréquence augmentant avec la gravité du cancer.
<B>Le travail sur «shift» classé «cancérogène probable»</B>
Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC)de l?Organisation mondiale de la santé à Lyon, vient d?ajouter le «travail de nuit posté» (système de shift) à la liste des agents «probablement cancérogènes». L?augmentation du risque de cancer chez les personnes concernées serait notamment liée à la «perturbation de l?horloge biologique».
Le CIRC insiste d?emblée sur un point : c?est bien le travail de nuit posté qui est en cause. Car il est accompagné de changements fréquents d?horaires de travail.
Au-delà de la perturbation des rythmes circadiens, les experts du CIRC montrent du doigt l?exposition nocturne à la lumière. Celle-ci bloquerait, en effet, la production de mélatonine, affaiblissant les défenses immunitaires. A long terme, les bouleversements du rythme veille ? sommeil pourraient, enfin, déréguler des gènes impliqués dans le développement de cellules cancéreuses.
Le CIRC s?appuie sur plusieurs études épidémiologiques réalisées auprès d?infirmières alternant travail de jour et travail de nuit, et d?hôtesses de l?air soumises à de fréquents décalages horaires. Ces travaux font état d?une augmentation ? modeste mais réelle ? du risque de cancer du sein. Une élévation du risque de cancer de la prostate a également été observée chez des pilotes de ligne.
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