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<B>La vitamine D bonne pour le c?ur</B>
En effet, un manque de vitamine D augmenterait le risque de crises cardiaques. C?est ce que soutient une étude publiée aux Etats-Unis. Ce risque est particulièrement élevé chez les sujets souffrant d?une forte hypertension, a souligné le Dr Thomas Wang, de la faculté de médecine de Harvard, principal auteur de ces travaux publiés dans Circulation, le journal de l?American Heart Association.
Cette recherche a été conduite pendant cinq ans sur 1 739 personnes âgées de 59 ans en moyenne. Elle a montré que celles dont les teneurs sanguines en vitamine D étaient les plus faibles (moins de 15 nanogrammes par millilitre de sang) présentaient deux fois plus de risques de subir un infarctus, une défaillance cardiaque ou une attaque cérébrale. Et cela, dans les cinq ans, comparativement à ceux ayant les taux les plus élevés de vitamine D.
Le Dr Wang a toutefois souligné que les résultats de cette étude doivent encore être confirmés par des recherches supplémentaires. Car ils ne démontrent pas avec certitude qu'un manque de vitamine D est responsable d'une augmentation des risques cardio-vasculaires. Pour cela, il faudrait conduire une étude beaucoup plus étendue.
Ce qui est déjà sûr en revanche, c?est que la vitamine D contribue à une meilleure absorption du calcium par l?organisme et est considérée comme un élément important pour une bonne santé des os et des dents. Des carences de vitamine D peuvent provoquer de l?ostéoporose chez les adultes et du rachitisme ? maladie de la croissance et de l?ossification ? chez les enfants. D?autres études ont également indiqué que cette vitamine pourrait réduire les risques de cancer.
La peau est la plus grande source de vitamine D. Elle en produit sous l?influence des rayons ultraviolets solaires. Dix à quinze minutes de soleil par jour sur le visage et les bras suffisent aux apports quotidiens de vitamine D nécessaires à l?organisme.
<B>L?esthétique médicale se porte bien</B>
Esthétique oui, bistouri non ! Telle est la tendance de fond de la demande de beauté et de jeunesse qui afflue sur tous les chirurgiens plasticiens de la planète. Les chiffres rendus publics mercredi 9 janvier par l?Imcas (International Master Course of Ageing Skin), un observatoire professionnel qui tient un colloque à Paris les mercredi 9 et jeudi 10 janvier, révèlent une double tendance du marché de l?esthétique médicale.
La première est donc que la préférence des patients va au traitement léger : 83,2 % des actes pratiqués en 2007 par les chirurgiens plasticiens étaient non invasifs (médicaux) contre 82 % en 2006. «Les patients recherchent les traitements les plus light, les plus sûrs, qui les immobilisent le moins longtemps possible. La chirurgie laisse progressivement la place aux traitements ?non invasifs? sur le visage et les volumes de la silhouette», explique le Dr Benjamin Ascher, chirurgien plasticien et directeur scientifique de l?Imcas.
Et parce que l?innovation technique multiplie les possibilités de corriger en douceur les imperfections du corps, les dépenses ont tendance à exploser. Entre 1997 et 2006, le marché mondial a été multiplié par 4,5. Il représentait en 2007 un chiffre d?affaires de 6,2 milliards de dollars (quatre milliards d?euros). Les demandes pour les traitements plus légers ont été multipliées par 7,5 en dix ans, tandis que les actes chirurgicaux ? surtout les opérations du sein ? n?ont, sur la même période, été multipliés que par deux.
© Le Monde 2008
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