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Le coeur, première victime du tabac
Le tabac tue chaque jour 13 500 personnes dans le monde. 35 % de ces décès sont d?origine cardiovasculaire, soit deux fois plus que par le cancer du poumon. Fumer fait courir un risque majeur à notre c?ur. Ce risque existe dès que l?on commence à fumer : chaque cigarette est une menace pour les artères!
Pour preuve : près de 80 % des victimes d?infarctus qui ont moins de 45 ans sont des fumeurs. En résumé, le coeur est le premier organe à souffrir du tabagisme. Et même quand on fume peu et depuis peu de temps, le c?ur est en danger, d?après la Fédération française de cardiologie (FFC).
Les jeunes fumeurs ne sont pas à l?abri : quel que soit l?âge, le tabac fait courir un risque vital aux fumeurs. En effet, très rapidement, le tabac perturbe le fonctionnement des artères. Il provoque des spasmes et la formation de caillots : la circulation du sang est alors compromise. Le monoxyde de carbone issu de la fumée ?asphyxie? les différents organes en prenant la place de l?oxygène dans le sang; des troubles du rythme cardiaque apparaissent.
A plus long terme, le tabac détériore progressivement les artères et de façon d?autant plus rapide et importante si le fumeur présente d?autres facteurs de risque tels qu?un excès de cholestérol ou du diabète. Ces mécanismes provoquent à court et long termes des accidents cardiovasculaires chez les fumeurs jeunes.
Si les risques cardiovasculaires sont immédiats, les bénéfices de l?arrêt le sont également. Un fumeur qui arrête entre 35 et 44 ans retrouve une espérance de vie presque équivalente à celle des non-fumeurs. Aucune mesure de prévention, chirurgicale et même médicamenteuse, n?apporte un bénéfice aussi rapide et important.
Le vin réduirait le risque de cancer de la prostate</B>
Des chercheurs de l?université de l?UAB à Birmingham (au sud de l?Etat de l?Alabama) ont découvert qu?en incorporant à la nourriture de souris mâles du resvératrol, une molécule présente en abondance dans le vin, ces rongeurs avaient 87 % moins de risque de développer un cancer de la prostate. L?étude rendue publique la semaine dernière aux Etats-Unis. Ces résultats confirment d?autres études similaires publiées auparavant.
En outre, les souris ayant ingéré du resvératrol et atteintes d?un cancer ont développé une forme moins grave de la maladie que leurs congénères qui n?ont pas bénéficié de cette molécule présente dans la peau du raisin rouge.
?Je bois un verre de vin chaque soir car je crains de développer un cancer de la prostate. Cette maladie est fréquente dans ma famille?, a expliqué dans un communiqué le professeur Coral Lamartiniere, principal auteur de cette étude et professeur au département de pharmacologie et de toxicologie à l?UAB.
Une autre étude de l?UAB a montré que le resvératrol pouvait également aider à réduire le risque de cancer du sein chez des souris femelles.
Un des problèmes de l?étude sur le cancer de la prostate est que la quantité de resvératrol administré aux souris équivaut pour un humain à la consommation d?une bouteille de vin par jour. La consommation de vin ne devrait pas dépasser deux verres par jour pour un homme et un verre pour une femme, ont souligné les chercheurs. La consommation abusive d?alcool est liée à l?augmentation des risques de cancer en général.
Outre le raisin rouge et le vin, le resvératrol est présent en abondance dans les mûres et les cacahouètes.
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