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Navratilova reprend du service
Il n'y a pas eu d'hésitation. La question aurait pu se poser si elle prenait la place de quelqu'un mais elle ne prend la place de personne. » D'emblée, Stéphane Simian, directeur sportif du tournoi de Roland-Garros, coupe court à tout embryon de polémique. Car si le palmarès de Martina Navratilova est largement suffisant pour bénéficier d'une wild-card, on ne peut s'empêcher de rester sceptique sur l'utilité d'une telle opération.
Son dernier match en simple Porte d'Auteuil remonte en effet à 1994 et s'était soldée par une élimination au premier tour face à Miriam Oremans. Quelques semaines plus tard, l'Américaine perdait en finale à Wimbledon. C'était son dernier match en simple en Grand Chelem.
Deux matches en dix ans...
Depuis, elle n'a fait que des apparitions sporadiques sur le circuit, en double, au gré de son humeur et de sa volonté, en retraitée toujours passionnée et physiquement bien entretenue, avec à la clé un titre en mixte avec Leander Paes à l'Open d'Australie 2003.
« La demande est venue d'elle, vingt ans après sa dernière victoire et dix ans après sa dernière apparition. Il nous est apparu que, compte tenu de son palmarès et de sa compétitivité, puisqu'elle est toujours sur le circuit en double, c'était une wild card qui se méritait », reprend Stéphane Simian.
A 47 ans, Navratilova s'est décidée en 2004 à rejouer quelques matches en simples. Alignée à Amelia Island et Charleston, sur terre battue, elle a été battue deux fois au premier tour...
Cette wild-card, accordée par Roland-Garros, a donc plus les allures d'un cadeau offert pour un jubilé, que d'un encouragement comme c'est le cas traditionnellement. Un geste qui ne va pas forcément dans le sens de la crédibilité sportive... Mais on notera que, dans un souci de magnanimité, Sandrine Testud bénéficie elle aussi d'une invitation après une interruption d'un an de sa carrière suite à la naissance de son enfant.
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