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«Green Skills For Tomorrow»
Marylène Sakir : «Le travail de la terre est une véritable thérapie»
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«Green Skills For Tomorrow»
Marylène Sakir : «Le travail de la terre est une véritable thérapie»
À Côte-d’Or, bénéficiaires en situation de handicap, éducateurs et mères célibataires travaillent ensemble la terre dans le cadre du projet «Green Skills for Tomorrow».
Comment est née l’idée de créer un centre de formation agricole pour les adultes vivant avec un handicap ?
Depuis 1986, l’association gère une école spécialisée à Poste-de-Flacq, le Centre Joie de Vivre, pour les élèves de 5 à 21 ans. Dix-sept anciens élèves ont pu avoir accès à un emploi, notamment dans l’hôtellerie, les sociétés de nettoyage… Certains vivent de la vente de leurs produits artisanaux. Malheureusement, 62 bénéficiaires qui ont grandi avec nous n’ont pas pu bénéficier d’un plan d’avenir stable. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas les accueillir à l’école, faute d’espace. Depuis 2024, nous avons donc décidé de louer un terrain à Côte d’Or pour débuter des plantations, avec 16 bénéficiaires âgés de 21 à 55 ans. En plus des éducateurs spécialisés, six adultes valides sont venus apporter leur soutien au projet.
Marylène Saki
Comment s’est déroulée la phase pilote du projet «Green Skills for Tomorrow» ?
Très bien, le travail de la terre est une véritable thérapie pour nos bénéficiaires. Cela leur donne confiance en eux et ils découvrent la valeur de leurs mains. L’agriculture pourrait devenir leur gagne-pain demain, tout en étant une occupation épanouissante. Avant même d’arriver sur le site, ils montrent beaucoup d’enthousiasme à préparer leur matériel, à charger les outils dans le transport…
Quelle est votre vision de long terme ?
Avec ce projet agricole, l’association a pour ambition de transformer 6,2 acres de terre en un véritable centre d’apprentissage pratique, où des jeunes adultes en situation de handicap développeront des compétences essentielles en agriculture, en entrepreneuriat et en gestion durable des ressources, afin qu’ils deviennent plus autonomes demain. Aujourd’hui, il y a une belle ambiance et beaucoup de complicité entre les bénéficiaires en situation de handicap (intellectuel et/ou physique) et les mères célibataires, qui œuvrent ensemble sur place.
Pourquoi ces deux publics ?
En plus de l’école spécialisée, notre association gère également une crèche pour les familles vulnérables avec le soutien de la «National Social Inclusion Foundation». L’objectif est de promouvoir l’autonomisation économique des femmes en veillant sur leurs enfants pendant leur temps de travail. Malheureusement, dans la région, le principal employeur est le secteur hôtelier et les horaires de travail sont parfois un frein à l’insertion des femmes sur le marché du travail. L’association souhaitait donc proposer une alternative en ouvrant le jardin de Côted’Or également aux mères célibataires. Et franchement, je suis admirative du courage et de la motivation des femmes.
Le travail de la terre n’est pas simple, pourtant il ne leur fait pas peur. Quand je les regarde piocher avec force ou porter de lourds arrosoirs, j’ai bon espoir que leur persévérance va aboutir à de belles récoltes. Ces mamans apportent également beaucoup de bienveillance et d’humour dans les relations avec nos bénéficiaires en situation de handicap. C’est magnifique d’observer la profondeur de leurs liens et la qualité de leur collaboration.
Nous avons débuté avec un jardin sur dix perches et nous allons toujours un peu plus loin, en travaillant la terre trois jours par semaine en équipe. Pour débuter, stratégiquement, un agronome nous a conseillé les lianes filantes, comme la culture des chouchous, pour enrichir le sol. Le climat de Côte-d’Or sera idéal pour les pommes de terre, les carottes… Notre désir est de nous consacrer aux légumes bio pour conscientiser nos bénéficiaires à ce qui est bon pour leur santé. Nous envisageons d’aller vers la certification de notre production dans les années à venir. Ce projet sur ce site bien fertile a beaucoup de potentiel.
De quoi avez-vous besoin pour développer le projet ?
Des fonds pour équiper le centre avec des conteneurs aménagés (en vestiaire, espace de stockage pour les outils, salle de formation…), un réservoir d’eau de pluie et un système performant d’irrigation… Côté ressources humaines, nous prévoyons un encadrant pour dix bénéficiaires en situation de handicap et un gardien.
Considérez-vous les aides en nature ?
Bien entendu, elles pourraient prendre plusieurs formes : dons d’outils et de semences, d’un générateur électrique ou de conteneurs, offre d’heures de formation agricole… Ou le soutien d’une société de gardiennage. Nous comptons sur la générosité des citoyens et des entreprises qui croiront dans le potentiel de ces jeunes ! Sans une saine occupation, un adulte handicapé peut rapidement tomber dans la détresse. Or, la réussite de chaque bénéficiaire nous tient à cœur et je tiens à souligner que nous avons fait le choix d’un site central géographiquement, pour pouvoir travailler en réseau avec des associations de différentes régions et accueillir dans les années à venir jusqu’à 200 personnes en situation de handicap sur notre exploitation agricole.
Chaque enfant mauricien qui grandit avec un handicap devrait avoir l’opportunité de s’épanouir au grand air et en occupant un emploi rémunérateur. Et Maurice étant très loin de l’autosuffisance alimentaire, les débouchés pour nos légumes sont déjà assurés. Reste aux partenaires du secteur privé et aux citoyens à nous faire confiance pour équiper notre centre de formation agricole du mieux possible.
Contact pour soutenir ce projet : [email protected]
«Ansam nou kapav»
Comment soutenir concrètement le projet «Green Skills for Tomorrow» ?
• Par juice : Small Step Matters est accessible facilement via Pay a Merchant. Merci de spécifier un mot-clé comme référence avec le virement : Green Skills
• Numéro de compte MCB - Small Step Matters : 000444289887. Référence : Green Skills
• Numéro de compte IBAN pour les donations depuis l’étranger : MU59MCBL0944000444289887000
• Pour les contributions CSR, contact : [email protected]
Chaque roupie compte pour cultiver davantage d’arpents à Côte-d’Or, mieux équiper le centre agricole et soutenir davantage de jeunes en situation de handicap. Ansam nou kapav! Merci pour votre générosité.
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