Publicité

Montoya, héros de Monza !

4 septembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Dominateur au Grand Prix d?Italie, Juan Pablo Montoya a su tenir le coup avec des pneus défaillants dans les derniers tours. Il s?est imposé donc, hier, pour la deuxième fois de la saison. Avec sa 2e place, Fernando Alonso conforte son avance au championnat pilotes.

Giancarlo Fisichella terminant 3e, Renault ne concède qu?un point à McLaren-Mercedes au classement constructeurs. Touché lui aussi par un problème de pneus, Kimi Räikkönen termine la course en 4e position. Sur le sol de la Scuderia, Michael Schumacher a dû se contenter de la 10e place.

Il devait en avoir marre, Juan Pablo Montoya, d?être dans l?ombre épaisse de son coéquipier. Mais pour une fois, les rôles ont été inversés. Le Colombien a signé la pole position et a gagné, alors que Kimi Räikkönen, lui, a dû se battre comme un chiffonnier pour arracher la 4e place.

A l?arrivée, Ron Dennis affichait une certaine satisfaction, puisque son équipe se rapproche à 8 longueurs de Renault. Mais il a eu chaud, car ce GP d?Italie aurait très bien pu tourner au désastre pour les Gris-Argent.

Sur le plan de la vitesse pure, la MP4-20 s?est montrée souveraine à Monza. L?alerte est venue des pneus. Sur la monoplace de Montoya, ils ont atteint une usure critique en fin de course. ?Je ne pouvais plus m?appuyer sur l?arrière gauche, j?ai donc dû réduire la puissance moteur?, explique-t-il. La cadence du Colombien a donc baissé dangereusement, permettant à Alonso de reprendre une à deux secondes au tour. Mais Montoya a su se garder une petite marge (2??479 sous le drapeau à damiers).

Pour Kimi Räikkönen, en revanche, le scénario s?est moins bien terminé. Onzième sur la grille, le Finlandais avait tenté le coup de poker d?une stratégie à un seul arrêt. Un pari payant : remonté en 2e position avant son ravitaillement (effectué au 25e passage), il était 5e lorsqu?il a repris la piste. Dès lors, ?Iceman? pouvait espérer au minimum le podium. Au 28e tour, coup de théâtre : une bande du pneu arrière gauche cède. La McLaren réussit à regagner son stand, la roue est changée.

Ferrari fait chou blanc

Lorsque Räikkönen repart, il est 12e. Le couteau entre les dents, il réussit à revenir au 4e rang, jusque dans le sillage de Fisichella. Au 45e tour, il part en tête-à-queue dans la Variante della Roggia. Pas découragé pour autant, il se remet en ligne et deux boucles plus tard, il réussit un impeccable dépassement sur Jarno Trulli, au freinage de la Parabolique. Malgré tous ces incidents, le Finlandais termine 4e: c?est dire le potentiel du pilote et de sa machine.

En attendant, ses déboires font les affaires de Fernando Alonso. Auteur d?une course sage, l?Espagnol marque 8 points précieux qui lui permettent de porter son avance sur son rival à 27 unités. Ce qui veut dire qu?il a la possibilité d?être couronné dès dimanche prochain, à Spa-Francorchamps. Auteur d?une course méritoire (il était 8e sur la grille), Giancarlo Fisichella remplit la mission prescrite par son employeur: marquer des points pour le championnat constructeurs et terminer devant Räikkönen.

Ferrari, de son côté, fait chou blanc devant ses tifosi. Rubens Barrichello et Michael Schumacher se sont beaucoup battus entre eux, offrant une lutte fratricide que l?on n?a pas l?habitude de voir chez les Rouges. L?Allemand se classe 10e, le Brésilien 12e : un résultat anonyme pour une Scuderia qui continue de se chercher.

Publicité