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Monaco maltraité

19 novembre 2003, 20:00

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Pas question de modifier le calendrier malgré le souhait légitime du club de la Principauté d?obtenir un jour de récupération de plus dans l?optique du match de Ligue des champions, mardi, contre le PSV Eindhoven. Dans le même temps, Lyon a pu déplacer son match contre Strasbourg, et jouera donc vendredi...

Ça sent l?injustice à plein nez. L?AS Monaco, dont certains présidents de club influents comme Christophe Bouchet ou Jean-Michel Aulas ne cessent de dénoncer le statut particulier, semble bien être victime d?une injustice criante.

Légitimement, le club du Rocher souhaitait que son match de championnat prévu contre Lens samedi soit avancé à vendredi.

Comme c?est la règle, l?ASM a d?abord sollicité son adversaire, Lens. Refus. Le club artésien n?a pas donné d?explication mais on peut s?étonner de cette attitude assez peu solidaire de la part d?un club présidé par Gervais Martel, par ailleurs président de l?UCPF (Union des clubs professionnels français) et donc à ce titre chargé de protéger les intérêts des clubs...

Soit. Face à ce refus, Monaco s?est donc tourné vers la Ligue. Deuxième refus. Celle-ci, invoquant les sacro-saints accords passés avec Canal Plus ? le match en question est en effet l?affiche décalée de 17 h 15 ?, s?est opposée à son tour à toute modification du calendrier, la Commission d?appel confirmant ainsi la décision rendue le 6 novembre dernier par la Commission d?organisation des compétitions.

Deux poids, deux mesures ?

L?affaire n?aurait rien de scandaleuse dans la mesure où le délai de trois jours imposé par les règlements entre deux rencontres est respecté. Mais quand l?Olympique Lyonnais, qui se trouvait dans la même situation que Monaco avec un match de Ligue des champions fixé mardi, obtient que sa rencontre de Ligue 1 contre Strasbourg soit avancée à vendredi, on s?interroge.

Jusqu?à preuve du contraire, Monaco est toujours un club français et peut donc prétendre à ce titre être traité de la même façon que ses homologues. En l?occurrence, le club de Didier Deschamps ne serait-il pas le dindon de la farce ?

La réussite des clubs français en Ligue des champions et la capacité des instances professionnelles françaises à offrir à ses représentants sur la scène européenne les meilleures conditions possibles, cela ne relève-t-il pas de l?intérêt supérieur du football ?

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