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Mois de fête pour Bacchus, dieu de la vigne et du vin
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Mois de fête pour Bacchus, dieu de la vigne et du vin
Les négociants en vins ne comptent pas trinquer, en cette période des fêtes. Marketing intensif, service personnalisé, promotion, c?est le moment où jamais de prendre des parts de marché. Dans ce secteur où la concurrence fait rage, ils n?ont pas le choix : ils doivent se démarquer et offrir le petit plus qui fera la différence.
Chez Eastern Trading ou l? Esprit du vin, la culture de Bacchus se transmet depuis trois générations. La société familiale existe depuis 1952 et compte parmi les plus anciens importateurs de vin. Même si sa société est bien positionnée, Stéphane Lenoir, le directeur commercial, assure que le marché est difficile. La vingtaine de fournisseurs, dit-il, sont très compétitifs. ?Il faut se battre et être sur le terrain tous les jours.? Il mise beaucoup sur la carte de la qualité et veut rendre le produit accesible à un maximun de personnes. ?Les Mauriciens s?y connaissent de plus en plus et préfèrent boire un bon vin pas excessivement cher, comme un bordeaux, plûtot que des alcools forts. On le remarque lors des réceptions.?
Les touristes sont des consommateurs
Plus de trois cents vins différents sont commercialisés à Maurice, en provenance de France, d?Afrique du Sud, d?Espagne ou du Chili, entre autres. Le prix des produits les plus vendus tourne autour de Rs 150 à Rs 250, mais il peut monter jusqu?à plusieurs milliers de roupies.
Chez Eastern Trading, on ne néglige pas le réseau hôtelier où la demande est importante et les bénéfices sont intéressants. Natureland Products Ltd, de son côté, mise uniquement sur ce marché. Présente depuis bientôt cinq ans, cette compagnie ne vend pas de vin au grand public. Vikash Ramjuttun, son directeur, préfère se concentrer sur un créneau où la cible visée est une clientèle sûre. ?La majorité des touristes des hôtels vient d?Europe et sont des consommateurs de vins.?
Mais malgré tout, les ventes ont quelque peu stagné ces derniers temps, constate Vikash Ramjuttun. D?autant que la solidité de l?euro rend les vins européens moins attractifs à l?heure actuelle. Mais ce qui chiffonne le plus les importateurs, c?est la taxe : une bouteille achetée à Rs 200 revient à Rs 400 sur le marché, de sorte que les vins qui sont déjà chers à la base deviennent inaccessibles au public.
De leur côté, les producteurs locaux, qui importent du concentré de raisin pour faire du vin, échappent à cette taxe. Ainsi Oxenham et Les Caves du Roi, par exemple, (producteur et fournisseur de vins importés) peuvent offrir des produits à des prix très attrayants.
Service personnalisé
Oxenham,dont la réputation n?est plus à faire, joue bien sur les deux terrains. ?Toutes les catégories sociales peuvent acheter nos vins?, confie Allan Oxenham, le directeur. Les Caves du Roi, présente sur le marché depuis six mois seulement, a de son côté fait une bonne percée. Employant près de Rs 150 personnes, la société produit et propose des vins importés d?Italie. Les prix commencent à partir de Rs 20 et peuvent aller jusqu?à Rs 600 pour les vins importés. Walter Indirli, responsable de la société, estime qu?il faut se différencier des autres pour pouvoir résister à la concurrence : conseil aux clients, étiquettage personnalisé pour les hôtels, livraison 24 heures sur 24, et contrôle permanent de la qualité...
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