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Mission impossible pour Chris Hackel
Le nageur de fond et de demi-fond, Chris Hackel, fera le grand plongeon, aujourd’hui à 10 h 04, au centre olympique aquatique d’Athènes. Bénéficaire d’une Wild card, il sera dans la troisième série de l’épreuve de sprint, le 50m nage libre. Avec un chrono de 26.30, le nageur de 16 ans affiche le deuxième meilleur temps de sa série derrière le Camerounais Cole Shade Sule (25.96). Il est donc dans les cordes du Mauricien de terminer parmi les deux premiers de sa série mais cela ne veut rien dire. “Il est probable qu’aucun nageur de cette série ne soit qualifié pour le prochain tour”, explique Idriss Sufraz, entraîneur.
Au total, 88 nageurs classés en onze séries participent à cette épreuve. Selon toute probabilité, ce sont les nageurs qui auront réalisé les seize meilleurs temps qui se qualifieront pour les demi-finales.
Bien que les nageurs de la troisième série ne soient pas de moindre importance – car le représentant du Malawi, Yona Walesi, qui est dans la série numéro 2, détient un chrono de 32.08 – il est presque impossible que notre compatriote soit à la hauteur de l’Américain Gary Hall (21.91), du Sud-Africain Mark Schoeman (21.98) ou encore du Russe Alexander Popov (21.64) et bien d’autres.
“La différence entre ces grands nageurs et lui est énorme. Le trou est impossible à combler”, n’hésite pas à dire Idriss Sufraz.
“Il est jeune. Il n’a pas le potentiel pour passer ce premier tour. Mais il est certain qu’on pourra compter sur lui pour les prochains Jeux des îles à Madagascar s’il continue à s’entraîner”, ajoute Francis Wai Choon, responsable de relations publiques de la Fédération mauricienne de natation.
Le plus grand handicap de Chris Hackel, selon l’entraîneur Idriss Sufraz : “Il n’est pas un sprinteur. Sa spécialité c’est le 1500m, voire le 800m mais pas les courses de vitesse. Mais n’ayant pas réalisé les minima dans ses épreuves de prédilection, il se retrouve dans une épreuve qui n’est pas la sienne.”
Mais pour Chris Hackel, qui a également fait une préparation spécifique pendant trois mois en Hongrie, le pays de son père, cette expérience grecque sera très riche. “Tous les sportifs n’ont pas cette chance. Il a eu l’occasion de se frotter aux athlètes du plus haut niveau”, souligne Idriss Sufraz.
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