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Melissa Rivet, en son âme et conscience
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Melissa Rivet, en son âme et conscience
Une rage de peindre. Urgence de dire, de s?exprimer, à la fois avec des symboles et des couleurs. Et cristalliser dans la rondeur d?une sphère, dans les angles d?un cube, un instant d?émotion.
Revenue de Madagascar (où elle vit depuis trois ans) le pinceau chargé d?interrogations, Melissa Rivet se propose d?en partager l?essentiel. Le meilleur du royaume des sentiments. Pour sa deuxième exposition, elle montrera une vingtaine de tableaux à la galerie du Moulin Cassé à Péreybère. La manifestation se tiendra du 22 au 26 septembre.
La porte choisie par Melissa Rivet est celle de la Conscience céleste. Langage symbolique des astres. Du soleil et de la lune se partageant le ciel en même temps. Un lotus qui fleurit. Des musiciens pris dans une symphonie bleue. D?une âme aux trois incarnations.
?C?est quoi la sagesse ?? s?interroge la jeune femme. Sa réponse: ?Essayer de trouver l?équilibre.? Le sien, c?est dans l?écoute de soi que Melissa Rivet le cherche. Une quête ? pas forcément de la sérénité ? mais plus de l?authenticité.
Un chemin aux étapes ocres ?comme l?action?, aux tons bleu ?comme le divin?. S?éloigner des sentiers de la rationalité, s?autoriser les paroxysmes de l?émotion. Pour ne plus être cet Etre inerte courbé sous le poids d?une lumière brillante qu?il ne voit pas, qu?il ne prend pas la peine de voir.
Connexion avec ses émotions
La Conscience céleste, c?est accepter l?invitation du peintre de rétablir la connexion avec ses émotions. Distinguer ?la conscience de soi du soi universel?. Ne pas tomber non plus dans l?analyse de bazar. Mais ne pas céder à la raison pour que respirent le ressenti sous le fard épais du comme-il-faut. Enfin être soi, cette personne volubile, bouillonnante, énergique mais aussi tiraillée que l?on devine chez le peintre.
Mais pourquoi s?arrêter aux apparences ? Ecoutons plutôt comment a été inspirée une douzaine des 20 tableaux proposés à nos sens. Cela mérite le détour. Melissa Rivet explique qu?un jour, parce que ?les livres viennent à soi?, elle a rencontré le Bhagavad Gita. ?Attention, cela ne veut pas dire que je l?ai lu?, précise le peintre. En feuilletant le livre sacré, elle a laissé son ?il capté des mots aux hasard.
L?iris exorbité s?est accroché à des mots de sanskrit millénaire, tels que ?Asûra, être hostile dans le mental? et ?Jada, être inerte, sans vie, mécanique?. Ce déclic visuel met en action son pinceau. A l?acrylique, elle croque l?instant. Car, au bout du compte, c?est tout ce qui compte. Le présent.
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