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Maxime Le Forestier, après une rafale de concerts
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Maxime Le Forestier, après une rafale de concerts
Le Soleil est de retour sur Maurice. Et avec lui, le sourire et celui, étincelant de simplicité, de Maxime Le Forestier (photo). Le chanteur français est en vacances à l?hôtel Trou-aux-Biches. Il a accepté de partager, avec l?express, quelques réflexions. Sur la chanson, sur la solidarité. Le chanteur s?exprime avec douceur et sincérité.
Il est détendu, malgré une semaine entière passée à humer l?odeur du cyclone. Il est surtout là pour se reposer, après une énorme tournée de 276 concerts, un tourbillon, voire un cyclone, qui s?est achevé le 22 décembre dans la région parisienne.
En une quinzaine d?années, Maxime Le Forestier s?est produit deux fois à Maurice et une fois à Rodrigues dont il garde un souvenir intense. ?Oh la la? Au début, il n?y avait personne et puis les gens ont commencé à venir de partout, à pied. Ils étaient des milliers.? Ses yeux brillent du souvenir de la petite île où accordéon de marin breton et tambour africain font bon ménage.
A Maurice, les cyclones font partie du décor. Et ça, Maxime Le Forestier le sait bien, lui qui vient souvent ici. Il se rappelle même Hollanda qui a, il le dit lui-même, fait l?objet d?une chanson? ?Lorsqu?on aime une femme, on l?accepte avec ses qualités et ses défauts.? Principe aussi valable pour une île. Pendant une semaine, il aura donc beaucoup dormi, lu et gratté sa guitare. Mais Gamede ne l?a pas inspiré.
En fait, ce qui le touche c?est surtout la misère des gens. Membre essentiel des Enfoirés, ce groupe de chanteurs français qui contribuent au financement de l?organisme philanthropique Les Restos du c?ur, il s?inquiète du nombre de pauvres qui augmente chaque jour un peu plus dans le monde et en France, notamment. Et il fera tout ce qu?il faut pour continuer à les aider.
?On n?a aucun scrupule à dire qu?on fait de l?argent pour les Restos du c?ur,? lâche-t-il, lui qui ne fait pas de l?argent sa priorité. Et qui n?en gagne pas des masses. Ou alors juste ce qu?il faut pour venir à Maurice, aller en Corse et peut-être, durant les prochaines vacances, dans le Grand Nord?
Chanteur à texte, Maxime Le Forestier a été l?un des premiers, en 1972, à s?inquiéter des menaces qui pèsent sur la planète Terre, dans sa chanson Comme un arbre dans la ville. Plus de trente ans plus tard, il ne se fait plus d?illusion de pouvoir changer le monde. ?Un artiste accompagne les changements, il ne les provoque pas .? Mais pour ceux qui ont 25 ans, il faut continuer à y croire?
Et Maxime Le Forestier s?enthousiasme du dialogue qui existe entre les générations. Un dialogue aux sonorités rap qui ne le laisse pas indifférent. ?Avec le rap, on assiste au retour de la chanson à texte. C?est en tout cas la langue française dans l?une de ses évolutions les plus intéressantes?, note-t-il. Sa chanson phare des années 1990, Né quelque part, a grandement influencé toute une génération de rappeurs français : elle parle de leur réalité.
Le chanteur s?attelle à la création de son nouvel album. ?J?ai avancé pendant le cyclone, j?ai eu le temps?? Dans sa chambre d?hôtel, entre les alertes cycloniques, il continuait de peaufiner textes et mélodies. Le prochain album devrait sortir dans un an. A 58 ans, Maxime Le Forestier n?est pas arrivé à l?âge de la retraite. ?Si on s?arrête, on meurt?, dit-il. En fait, il ne s?arrêtera jamais de chanter. Tant mieux.
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