Publicité

?Maurice, un pont entre l?Inde et la France?

4 avril 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dresse dans le journal français, Le Nouvel Economiste, un état des lieux sans complaisance des difficultés économiques du pays. Mais il en profite pour dire sa conviction que Maurice saura, comme dans le passé, surmonter les nouveaux défis. Il dit placer beaucoup d?espoir dans de nouveaux secteurs tels que les Technologies de l?information et des communications (Tic), et l?Integrated Resorts Scheme (IRS) notamment.

L?édition du 31 mars du journal a consacré un cahier spécial aux Tic et particulièrement aux centres d?appels dans le sillage de la dixième édition du Salon européen des centres d?appels (Seca). Dans le supplément thématique, Navin Ramgoolam explique que la stratégie du pays dans le secteur des centres d?appels est de servir de pont entre l?Inde anglophone et la France francophone. ?Avec notre maîtrise du français et de l?anglais, nous voulons nous positionner comme un pont entre le continent indien et la France. L?Inde, est un géant de l?informatique avec lequel nous entretenons de plus en plus de relations commerciales et économiques. Mon désir, c?est de faire de Maurice cette tête de pont entre la France francophone et l?Inde anglophone?, déclare le Premier ministre.

Ce dernier revient également sur le triple choc (baisse des recettes sucrières, récession dans le textile et flambée des cours pétroliers) dont est victime le pays. Mais le chantier de réforme pour aplanir les difficultés dans le sucre et le textile notamment est déjà enclenché, dit-il. Il évoque la feuille de route pour baisser les coûts d?opération et exploiter de nouvelles filières de la canne à sucre : la bagasse pour générer de l?électricité, production d?éthanol et sucres spéciaux.

<B>Attirer des investisseurs européens</B>

Les Integrated Resort Schemes que le Premier ministre présente comme un ?aménagement foncier très haut gamme? est aussi un des éléments clés de la stratégie de sortie de crise de l?industrie sucrière. Le chef du gouvernement parle des espoirs dans le tourisme. Il réitère l?objectif du pays d?accueillir 2 millions de touristes en 2015 contre 800 000 actuellement. Il fait état des mesures prises par son gouvernement pour y arriver : augmentation de la capacité aérienne, diversification des marchés et exploitation de nouvelles filières telles le tourisme médical et les affaires.

Le Premier ministre aborde aussi les nouveaux pôles de croissance telle la zone franche pharmaceutique. Il explique que le pays peut attirer les investisseurs européens dans ce domaine car nous avons un accès privilégié aux marchés régionaux. Les fabricants pharmaceutiques pourront, selon lui, toucher un marché de plus de 500 millions d?habitants.

L?édition du 31 mars du Nouvel Economiste consacre également une interview à Jean Suzanne, conseiller du Premier ministre en matière des Tic et fondateur de la société de sous-traitance Infinity. Avec ses 500 télé-acteurs, la société se place au troisième rang sur le marché offshore français et représente un tiers des emplois dans les centres d?appels à Maurice, déclare Jean Suzanne. L?interviewé explique la recette de réussite de son entreprise de même que les avantages concurrentiels de Maurice dans ce secteur des Tic. ?Le point principal , c?est le ratio entre coût et productivité. Ce ratio-là, est imbattable à Maurice. J?ai la prétention de dire que nous avons la bonne recette?, soutient-il.

Publicité