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Marlyse Marquer la force tranquille

3 juillet 2005, 00:00

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Sollicitée pour occuper le premier rôle dans le tournoi triangulaire Maurice-Afrique du Sud-France, Marlyse Marquer a livré une performance hors pair. Elle n?est certes pas montée sur la plus haute marche du podium, les Français et les Sud-Africains ayant fait leur propriété. Elle a, néanmoins, fait preuve de combativité tant dans le tournoi par équipes qu?en individuel. Alignant technique et physique, elle a donné du fil à retordre à ses homologues étrangers, surtout dans l?épreuve du double mixte.

« Le camp d?entraînement avec les Sud -Africains m?a beaucoup motivée. Même si c?était épuisant d?enchaîner avec le tournoi par équipes et les individuels, j?ai pris énormément de plaisir à jouer », confie-t-elle.

C?est, effectivement, en double mixte que Marlyse Marquer s?est fait remarquer. Associée à Sahir Edoo, ils n?ont concédé aucune défaite ? tant dans le tournoi par équipes qu?en individuel ? face à l?Afrique du Sud. « Je dois avouer que j?ai eu la chance d?avoir eu un bon partenaire », poursuit-elle en toute modestie.

<B>Echanges primordiaux</B>

Mais elle regrette tout de même sa contre-performance dans la compétition individuelle. « Ma défaite face à la Sud-Africaine Jennifer Fry au deuxième tour des individuels en simple dames m?est restée en travers de la gorge », avoue-t-elle.

Sa déception est d?autant plus grande qu?elle avait battu cette même Jennifer Fry lors des Internationaux d?Afrique du Sud en avril dernier.

Mais dans l?ensemble, Marlyse, 19 ans, peut être fière de sa prestation, qui vient confirmer ses bonnes dispositions pour l?avenir. D?ailleurs, elle fait partie de ces rares raquettes qui, une fois sur le court, mettent toute leur hargne à chacune de leurs frappes.

« Même s?il m?arrive de jouer bien en simple, je préfère de loin les doubles. Sans doute parce que j?ai besoin d?être rassurée pendant le match », précise-t-elle.

Même si elle est loin de maîtriser parfaitement les techniques de double, elle possède une bonne base. Ses mouvements sur le court et sa force de frappe sont remarquables. Il suffit d?un encadrement approprié et une bonne dose de volonté de sa part et Maurice aura dans ses rangs une athlète prête à défendre ses couleurs dans les tournois importants.

Cependant, comme dans tout sport, l?entraînement ne suffit pas pour obtenir les résultats escomptés. Le contact ? et ce de manière régulière ?, avec l?étranger est aussi important.

Marlyse Marquer, qui n?a jamais participé à une compétition hors du continent noir, est aussi de cet avis. « Le camp d?entraînement avec les joueurs sud-africains et français a été une expérience enrichissante pour moi et pour les autres aussi, je suppose. Mais pour pouvoir progresser, il nous faut plus d?échanges avec les joueurs étrangers, que ce soit sur le sol mauricien ou en terre étrangère », estime la joueuse.

Mais le plus important, pour l?instant, dit-elle : « C?est d?avoir l?apport d?un directeur technique national (DTN). » Marlyse rejoint ainsi les propos du nouveau président de l?Association mauricienne de badminton (AMB), Ravind Sandrasagren, qui avait déclaré dans ces mêmes colonnes que le soutien d?un DTN était primordial.

<B>Les JO : un rêve pas si fou</B>

Etudiante en première année ? en assistant de gestion ? à la Chambre de Commerce, Marlyse Marquer nourrit l?espoir de pouvoir participer aux Jeux olympiques. « Et pourquoi pas ceux de Beijing 2008 ? », lâche-t-elle en riant.

Membre de la sélection nationale depuis un peu plus d?un an, elle fait partie des cinq meilleures joueuses du moment. Consciente de son potentiel, elle s?est fixée comme objectifs, à court terme, les Jeux du Commonwealth qui auront lieu en mars 2006 à Melbourne et les championnats d?Afrique prévus en juillet de la même année. « Ce ne sera pas facile mais je ferai de mon mieux pour obtenir ma place dans la sélection. D?ailleurs, je m?entraîne pour cela », confie-t-elle.

Marlyse avait commencé son apprentissage en 1998 sous la férule de Saïd Vawda.

Elle devait être repêchée dans la sélection nationale juniors quelques années plus tard. Mais ce n?est que l?année dernière qu?elle fit son entrée parmi l?élite. Sa promotion était inévitable vu qu?elle avait osé tenir tête à la championne de Maurice, Amrita Sawaram, au cours d?un tournoi national. « Même si elle m?avait battue, j?avais réussi à lui enlever un set », se souvient-elle.

Cependant, elle sombra à nouveau dans l?ombre ayant été incapable de maintenir le tempo. Par ailleurs, victime d?une blessure au dos en début d?année, elle fut contrainte d?abandonner ses raquettes pendant deux mois. Heureusement que son caractère de battante lui a permis de remonter rapidement la pente. « Une fois guérie j?ai commencé à m?entraîner matin et soir. Eddy Clarisse m?aidait pour les séances du matin », dit-elle. Toutefois, elle a dû renoncer aux sessions matinales en raison de son stage d?études chez Maurilait.

Mais le plus important est qu?elle a réussi à trouver sa vitesse de croisière.

Marlyse Marquer a tenu à remercier ses parents, pour leur soutien. « Je suis redevable envers mes parents. Ils m?ont toujours soutenue que ce soit dans les études ou le sport. Même pendant les moments difficiles ils m?ont toujours encouragée à aller aux entraînements », conclut-elle.

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