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Marijke Besselink :muséologue globe-trotter
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Marijke Besselink :muséologue globe-trotter
Marijke, voilà un nom qui n?est pas commun chez nous. Pour cause, Marijke est Néerlandaise de naissance. Elle a d?ailleurs passé toute son enfance du côté d?Amsterdam où elle vit encore actuellement. Grande, dotée d?une sympathie innée et d?un sourire omniprésent, on sent chez cette femme l?habituée des relations humaines. Mais c?est surtout un puits de science à elle toute seule.
C?est dans un anglais irréprochable que Marijke nous raconte sa vie passionnante faite de recher-ches et de découvertes historiques, mais surtout de dodos, son domaine de prédilection. Il faut dire que notre oiseau emblématique a été découvert par les marins des expéditions hollandaises à la recherche d?épices orientales à Maurice en 1598. Donc, le dodo a passionné les muséologues du pays de Marijke, d?où son engouement.
« C?est vrai que la découverte du dodo par les Hollandais a rendu cet oiseau célèbre dans notre civilisation. Mais je ne me suis pas basée principalement sur cela pour mener mes investigations sur cet oiseau. Le dodo était tellement atypique que j?en suis devenue accro. J?ai d?ailleurs écrit des ouvrages sur le dodo, et chez moi, j?ai des gravures de dodos sur les murs », confie la muséologue, décidément intarissable sur le sujet.
Il n?est donc pas étonnant qu?elle se soit déplacée jusqu?à notre île pour être la conceptrice attitrée de la galerie sur le dodo. Ladite galerie, inaugurée cette semaine au National History Museum de Port-Louis, a le mérite d?exposer un véritable squelette de dodo, spécimen unique au monde. Trois jours et demi de travail ont été nécessaires pour installer cette galerie désormais permanente et ouverte au public. C?est que quand Marijke fait quelque chose, elle ne le fait pas à moitié.
« C?est une véritable histoire d?amour »</B>
Son énergie et son dynamisme, la jeune femme l?utilise aussi pour ce qui la passionne par-dessus tout : la muséologie.
« Mon travail est ce qu?on appelle méta-disciplinaire, c?est-à-dire qu?il englobe plusieurs branches comme la gestion d?un musée, la conservation, la mise en valeur des objets, des ?uvres ou du patrimoine, la médiation, l?animation, etc. », explique Marijke, enthousiaste.
Mais ses fonctions ne s?arrêtent pas là. Elle étudie notamment l?histoire, le rôle social et culturel du musée, mais également les attentes, les pratiques et les besoins du public. Marijke, qui affirme être tombée dans la muséologie un peu par hasard, a toujours adoré découvrir des contrées nouvelles et c?est le domaine vers lequel elle s?oriente inévitablement à l?université d?Amsterdam. C?est également à l?université qu?elle fera sa première exposition sur le dodo, ce drôle d?oiseau qui la fascine totalement.
« C?est une véritable histoire d?amour. Le dodo n?a pourtant rien d?attirant esthétiquement, mais son histoire est si riche. On n?en finit pas d?apprendre à son sujet. Je suis d?ailleurs en collaboration avec plusieurs spécialistes du dodo à travers le monde et nous échangeons nos découvertes », déclare-t-elle.
De plus, ce qui fascine Marijke à propos du dodo, c?est l?environnement dans lequel il vivait. Celui-ci était quasiment vierge. C?était encore le paradis fait de faune et de flore encore intactes, le monde idéal, quoi. « Mon monde à moi en tout cas ! », affirme Marijke en riant. Ayant eu l?opportunité de venir à Maurice à plusieurs reprises, notamment pour des fouilles sur l?île-aux-Aigrettes, Marijke respecte énormément l?île pour sa biodiversité. Cette femme pétillante travaille donc actuellement au Tropenmuseum ? littéralement « musée des tropiques » ? qui est le musée anthropologique le plus complet des Pays-Bas. Marijke le définit comme une invitation à l?évasion. On y fait le tour du monde à travers d?importantes collections d?art asiatique, africain et précolombien.
« Les objets présents dans le musée ont beaucoup de choses à raconter. L?un nous parle du pays d?où il vient. L?autre nous montre une histoire que les gens se racontent les uns aux autres. Un troisième nous relate comment il est arrivé à Amsterdam. Les visiteurs du Tropenmuseum peuvent découvrir ? en ligne ou sur place ? les récits les plus beaux, les plus captivants et les plus passionnants du monde entier », raconte Marijke.
Un musée unique au monde</B>
Par ailleurs, le métier emmène la muséologue à voyager à travers le monde vers d?autres cultures et surtout vers d?autres musées. Ainsi, elle a pu visiter plusieurs musées européens, et s?est même rendue en Inde. Globe-trotter curieuse Marijke Besselink a un amour inconditionnel pour notre île et elle invite les Mauriciens à visiter le National History Museum, qui est, selon elle, un musée unique au monde et qui a su garder son côté traditionnel avec brio. « C?est simple, je l?adore ! Et j?espère que cette galerie sur le dodo perdurera et que beaucoup viendront y faire un tour ! », lance-t-elle. L?invitation est acceptée !
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