Publicité

Marcelin Azie : ?La police fine oblige moi accepté case là?

4 mars 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Déception et frustration. Ainsi peut-on résumer les sentiments de Marcelin Azie après le rejet de sa motion de remise en liberté provisoire par la magistrate Razia Janoo-Jaunbaccus, siégeant au tribunal de Bambous.

Marcelin Azie est accusé provisoirement d?avoir violé et tué la jeune Nadine Dantier, 20 ans, le 25 juin 2003, à Albion, près de sa maison.

Visiblement en colère dans le box des accusés, le présumé meurtrier de l?étudiante devait interpeller la magistrate: ?Ki fer mo motion fine rejetée ?? Celle-ci lui conseille de contacter son avocat. Mais Azie ne lâche pas prise : ?Huit mois mo dans prison pou narien. La police fine oblige moi accepté case là. Aster ou pas donne moi caution. La cour bizin largue moi.?

Des policiers lui passent les menottes avant de le tirer hors de la salle d?audience. L?accusé est placé dans un fourgon qui démarre en trombe vers la prison de Beau-Bassin. Sa tante Joyce Perrine pleure : ?Mo ti pensé ki li ti pou largué zordi. Li pas fine fer ça. Li ène zenfant bête. Tout dimoune content li dans l?endroit. Mo mette la main dans difé pour li. Li ek so famille pé souffert. Mo senti mo malade. Mo diman bon dié sape li.?

Les autres proches de l?accusé n?ont pas été tendres envers la police. ?Zotte risse li couma lichien, zotte mette li dans jeep?, protestent-ils.

La magistrate a rejeté la motion d?Azie au motif qu?il n?a pas de résidence fixe et qu?il risque de fuir s?il est libéré. De plus, les policiers n?ont pas terminé leur enquête. Ils doivent interroger deux autres témoins et les résultats des tests ADN, effectués en Afrique du Sud, n?ont toujours pas été reçus.

Razia Janoo-Jaunbaccus, a tenu compte des aveux du présumé meurtrier. Arrêté le 28 juillet 2003, Azie a volontairement raconté, avec force détails, les circonstances de l?agression et du meurtre de l?étudiante. La magistrate rappelle qu?il a participé à une reconstitution des faits le même jour, de son propre gré, indiquant l?endroit du crime.

Publicité