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Malaise entre le personnel et la direction

30 septembre 2008, 20:00

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Certains membres du personnel du collège de Grande-Montagne ne digèrent pas toujours l?affectation, il y a un an, de Ashock Seesagur au sein de cet établissement. Ils avaient fait un sit-in pour protester contre cette nomination. Les choses s?étaient calmées mais certains membres du personnel reviennent au devant de la scène pour exprimer leur désaccord avec cette décision. Un membre du staff, qui souhaite garder l?anonymat, affirme que la gestion du collège va de mal en pis. «Nous n?avons pas le courage pour travailler au sein de cette institution à cause du management», dit un autre.

La Parent Teacher?s Association (PTA) avait demandé aux responsables du board de Redco de remédier à la situation l?an dernier. Mais aucune action n?a été prise à l?encontre du recteur, Ashock Seesagur.

Certains membres de cette association hésitent à dire leur insatisfaction par peur de représailles. «Les parents ont peur pour leurs enfants et c?est une des raisons qui font que cette situation malsaine persiste», déclare un parent.

Certaines infrastructure laissent à désirer. Il n?y a qu?une salle servant de laboratoire pour les élèves qui étudient la chimie et la biologie. «Les enseignants s?arrangent pour partager le laboratoire. En raison de l?indisponibilité de cette salle, la physique n?est pas enseignée». Il n?y a pas de nouveaux livres dans la bibliothèque. Ceux qui y sont datent de l?ouverture du collège, c?est-à-dire qu?ils sont vieux de dix ans.

Le manager de Redco, Jean Noêl Evenor, explique qu?il n?a pas reçu de lettre officielle concernant le malaise au sein de l?institution. Il reconnaît toutefois qu?un problème infra-structurel existe bien et bien. «C?est vrai que certaines infrastructures ne sont pas aux normes adéquates, comme le laboratoire. Pour l?heure, il n?y a en qu?un. Pour en avoir d?autres et les accessoires nécessaires, il faudrait un investissement assez conséquent. Nous compilons toutes les données puis on les envoie aux bailleurs de fonds».

Ashock Seesagur explique de son côté qu?il existe un malaise anti-mauricien à Rodrigues. «Il n?y a aucun membre du personnel qui n?a abordé quelque sujet de mécontentement avec moi. Il y avait un problème auparavant auquel on avait trouvé la solution. Je ne sais pas ce qu?on reproche encore au management».

Concernant les infrastructures inadéquates, il fait ressortir que ce sont les procédures qui tardent.

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