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Maigrot doit se soumettre à l’enquête préliminaire

22 octobre 2005, 20:00

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Bien essayé. Mais la motion de l’avocat, Ivan Collendavelloo, réclamant l’arrêt des travaux de l’enquête préliminaire contre son client, Bernard Maigrot, estimant que celui-ci a eu mauvaise presse pour le meurtre de Vanessa Lagesse, a été rejetée par le magistrat Azam Neerooa lundi.

Le magistrat du tribunal de Mapou a indiqué que son rôle consiste à décider s’il y a suffisamment de preuves pour déférer son client aux assises. Et non à statuer sur s’il allait bénéficier d’un procès équitable car la présente procédure ne comprend ni juge ou jurés devant se prononcer sur sa culpabilité.

Mardi, l’enquête préliminaire a débuté sur les chapeaux de roues et Me Collendavelloo est revenu à la charge en évoquant les tortures qu’aurait subies son client lorsqu’il avait été interrogé par l’équipe de l’officier Hurrydeo Raddhoa. L’interrogatoire qui s’est déroulé au poste de police de Midlands qui n’avait alors même pas encore été inauguré, le 23 avril 2001.

L’inspecteur Mumtazally Chumroo, Police Prosecutor, a admis, aux questions du Senior Counsel, que Bernard Maigrot s’est plaint à la police, deux jours après ses « aveux » à l’effet qu’il a été brutalisé.

En interrogeant l’officier de police, Me Collendavelloo a également évoqué une partie d’un rapport médical rédigé par le médecin de la police Satish Boolell. Lequel document révèle des blessures aux bras, aux coudes, et aux genoux de son client après son interrogatoire entre les mains des hommes de Raddhoa.

L’avocat veut contester les « aveux » extirpés à son client « sous la contrainte ». Sur ce volet, Me Collendavelloo réclame les copies des dépositions consignées contre la police dans le cadre de cette affaire. Comme celle de l’avocat, Patrice de Spéville, qui avait été arrêté par l’officier Raddhoa le 23 avril 2001.

Outre ces dépositions, l’avocat de Bernard Maigrot veut aussi savoir si des dépositions ont été consignées entre 2002 et 2003 et si des pièces à conviction ont été envoyées à des fins d’analyse à l’étranger.

Les prochaines audiences de l’enquête préliminaire ont été fixées au 28 octobre. Pour rappel, c’est le 10 mars 2001 que Vanessa Lagesse, styliste et héritière d’une des plus grosses fortunes de l’île, avait été retrouvée assassinée dans sa baignoire, dans son bungalow à Grand-Baie.

Plusieurs proches de la victime avaient été embarqués pour des interrogatoires jusqu’au tour de Bernard Maigrot, amant présumé de la styliste.

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