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Thierry Arékion : «L’accent est mis sur le développement de produits à l’intérieur de l’île»
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Questions à…
Thierry Arékion : «L’accent est mis sur le développement de produits à l’intérieur de l’île»
Thierry Arékion, Managing Director de Casela Nature Parks.
Pourquoi Casela Nature Parks a lancé le Good Morning Safari ?
On parle souvent de Maurice comme étant une destination sun, sea and sand. Casela n’est pas au bord de la mer, donc nous n’avons pas ces trois éléments essentiels, mais nous mettons l’accent sur la nature et les animaux. Nous avons développé des produits en ligne avec ce que le gouvernement est en train de mettre en place. L’accent est mis sur le développement de produits à l’intérieur de l’île, et à ce niveau, Maurice a beaucoup à offrir. Sur 350 hectares de terre, nous avons beaucoup de possibilités. On a eu la demande. Nous avons un autre produit, le Breakfast with Giraffe, que nous avons lancé, il y a à peu près cinq ans, et c’est une expérience qui est très prisée. Il y a des réservations tous les jours. En saison de pointe, il y a des temps attentes de presque un mois. Nous avons voulu créer quelque chose de similaire, sans reproduire exactement la même chose, et nous sommes arrivés avec ce produit. Il reste quand même un produit exclusif.
Exclusif, pourquoi ?
Parce qu’il n’y a qu’un seul lever du jour, donc on ne peut pas faire cette activité toute la journée. Il y a donc un seul petit-déjeuner, ce qui fait que, si on ajoute beaucoup de personnes sur la plateforme, l’expérience sera totalement différente. Nous voulons garder cette activité à petite échelle avec un maximum de 16 personnes. Les questions sont posées et on y répond sans que les visiteurs aient le sentiment d’être dans une foule. Donc, il reste quand même un produit exclusif, tout comme le Breakfast with Giraffe.
Les visiteurs étrangers fontils le lien entre Casela et l’île ?
Non, je ne crois pas qu’un touriste vienne à Maurice pour Casela. Les touristes viennent ici en découvrant l’île et, en même temps, ils comprennent qu’il y a un peu de l’Afrique à visiter. Ils peuvent vivre l’Afrique à Casela. Ce n’est pas qu’ils n’ont pas besoin d’aller en Afrique, mais pour ceux qui viennent d’Europe et qui n’iront pas encore en Afrique - parce que cela fait quand même 12 heures de vol -, ils en profitent. Cela fait une journée de sortie pour voir des animaux qu’ils ne verraient pas en Europe, en milieu naturel.
Quelle est la vision de Casela sur le long terme ?
On parle du développement à l’intérieur de l’île. Ce que nous faisons, c’est de la conservation, de l’éducation surtout à la conservation. Nous travaillons avec la Mauritian Wildlife Foundation. On voudrait beaucoup plus de collaborations. Nous travaillons avec le National Parks and Conservation Service. Nous avons des pigeons endémiques à la retraite à Casela. On me pose souvent la question : «C’est quoi, les pigeons à la retraite ?» Ce sont des pigeons qui ont, toute leur vie, aidé à faire des bébés. Ils étaient dans un programme de breeding. On ne peut pas les relâcher, on les garde. Donc, sustainability, conservation, education. On a récemment employé quelqu’un qui est dans la conservation. La faune et la flore sont aussi importantes. En termes de vision, c’est de pouvoir continuer à éduquer la population et les touristes à travers ce que nous pouvons offrir de manière tout à fait naturelle autour de l’île.
Casela reçoit combien de visiteurs mensuellement ?
Par jour, on attire à peu près 1 200 visiteurs. Donc, par mois, on arrive à 30 000, 35 000, voire 40 000 visiteurs. En saison de pointe, on peut arriver jusqu’à 2 000 personnes par jour.
Qu’est-ce qui a changé en termes de nouveautés depuis le positionnement de Casela ?
Il n’y a pas eu de nouveautés. On a eu quelques animaux qu’on a renouvelés. On a surtout renouvelé des expériences, comme le Breakfast with Giraffe. On est en perpétuel brainstorming pour essayer de comprendre ce qu’on peut faire de différent. Nous sommes en train de travailler sur du glamping (NdlR : contraction de glamour et camping). Nous allons finir avec un certain nombre de tentes. Encore une fois, ce sera une expérience d’immersion parmi les animaux. Et encore une fois, on ne prendra pas beaucoup de personnes à la fois. Ils se réveilleront dans le safari. Le matin, c’est extraordinaire d’entendre les lions rugir, et en fin d’après-midi aussi.
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