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Machines attendant machinistes désespérément
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Machines attendant machinistes désespérément
Le textile-habillement n?est pas que source de mauvaises nouvelles. Les fermetures et licenciements sont parfois suivis de reprises et de réembauche. La Compagnie mauricienne de textile l?a montré cette semaine en reprenant les 750 ouvriers de Kentex, qui deviendra une nouvelle unité de production de t-shirts. Il y a trois mois, c?est Firemount Textiles, fabricante réputée de jeans aux labels prestigieux comme Calvin Klein et Champs qui reprenait l?unité de Novel Garments de St Félix. Les obstacles, en somme, ne sont pas là où l?on croit.
Les entrepreneurs continuent à se cogner la tête contre le mur devant la difficulté à trouver des ouvriers qualifiés. Malgré le taux croissant du chômage dans le pays, Firemount, comme d?autres avant elle, recherche désespérément des machinistes qualifiés. « Nous éprouvons énormément de difficultés à recruter », se plaint Mike Towakel, manager de l?usine. Il lui faut environ 350 bras d?ici trois mois pour opérer à plein régime.
Deux cents ouvriers venus de l?Inde
Firemount avait compté sur les anciens de Novel. La fermeture de cette dernière avait mis au chômage quelque 1 500 personnes. Effectivement, l?usine en a récupéré certains. Purnima, par exemple, n?a pas hésité. «Retrouver ses anciens collègues mais plus important, retrouver son environnement familier donne du courage pour continuer à travailler dans la sérénité », raconte l?ancienne production clerk de Novel.
Comme elle, Pooran Allan y a vu la fin d?un cauchemar. «La fermeture de Novel fut un véritable cauchemar. Nous nous sommes retrouvés sans emploi du jour au lendemain, ma femme et moi. Depuis, nous vivions dans l?angoisse», se souvient-il . Mais le rythme des retours est encore trop lent pour Firemount.
L?usine a donc dû faire appel aux ouvriers indiens. Parmi ses 530 et quelque employés actuels, environ 200 sont venus spécialement de l?Inde. Si les ouvriers locaux continuent à faire la fine bouche, Firemount n?aura d?autre choix que de faire de nouveau appel aux Indiens, indique Towakel.
Le ministre du Travail, Showkutally Soodhun, devait se rendre à l?usine hier dans le but d?encourager les anciens de Novel à retourner. La visite a cependant été un échec, le ministre ne s?étant pas montré. Il était parti in extremis pour le Luxembourg.
Firemount tourne actuellement à 20 % de sa capacité (3 000 pièces), indique son directeur général, Anil Kohli. Il est confiant de pouvoir mobiliser assez de commandes à travers les bureaux londoniens de l?entreprise pour relancer l?ancien Novel.
L?entrepreneur indien compte 30 ans d?expérience dans le textile. Il explique que Maurice a intéressé son entreprise particulièrement en raison de son ouverture sur le marché américain grâce à l?Africa Growth and Opportunity Act. Il indique avoir déjà investi Rs 50 millions dans l?achat de nouveaux équipements. Un investissement additionnel de quelque Rs 150 millions est à l?agenda.
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