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L’histoire revisitée, Acte II

21 août 2004, 20:00

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Mercredi dernier, les athlètes de l’ère contemporaine faisaient une halte dans un endroit mythique pour le lancer du poids. Olympie, le stade où les Jeux olympiques naquirent, fut le théâtre d’un bref, mais historique retour dans le passé. Ce soir, l’histoire se conjuguera à nouveau au présent. Le marathon féminin fera un clin d’oeil au berceau de cette discipline.

La célèbre course du marathon puise ses racines dans la légende de l’Antiquité grecque. Elle date de 490 avant J.C. lorsque les Athéniens vainquirent les Perses lors de la bataille de Marathon. Un héros grec, nommé Phidippidis, courut du champ de bataille jusqu’à Athènes, soit 41 km. À son arrivée, il cria « nenikekamen » («Nous avons gagné !») avant de mourir d’épuisement. Le petit village Marathon, acquit, depuis, une grande valeur historique.

Le marathon est fort populaire en Grèce, en tant que symbole de la renaissance des JO, mais aussi du fait que le premier athlète à recevoir la médaille d’or dans le marathon en 1896 était le Grec Spiridon Louis.

Aujourd’hui, la route qu’emprunteront les marathoniennes sera identique à celle suivie à l’origine par Phidippidis dans l’Antiquité et par Louis aux JO de 1896. Elle démarrera de Marathon et aboutira à la ligne d’arrivée du Stade Panathinaïko.

Depuis 1924, la distance officielle est de 42 km 195. Les femmes disputèrent pour la première fois le marathon aux Jeux de Los Angeles, en 1984, et c’est, justement, elles qui s’élanceront à 19 heures.

La Britannique Paula Radcliffe fait figure d’archi-favorite. Détentrice du record du monde avec un chrono de 2:15:25, elle devance ses adversaires de plus de trois minutes. Cette supériorité lui aurait assuré d’une victoire certaine dans une autre spécialité. Mais pas dans un marathon !

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