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L’enfance violée de deux fillettes
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L’enfance violée de deux fillettes
Sommes-nous une société malade ? Trois mois après le viol et le meurtre de la petite Marie-Anita, âgée de deux ans à Cité-Tôle, Mahébourg, une enfant de 7 ans est blessée dans son intimité, victime d’attouchements sexuels.
Le drame s’est produit tard dans la soirée de samedi dernier dans un village de Flacq. Alisha dormait à poings fermés dans une des deux chambres de la misérable bicoque de ses parents lorsqu’elle a été enlevée par son voisin de 16 ans, Ashley. (NdlR : les prénoms ont été modifiés pour préserver la vie privée des familles).
Le jeune homme l’aurait alors entraînée dans un terrain boisé où il l’a soumise à des sévices. Ce n’est que le lendemain matin que la victime a révélé l’horreur qu’elle a vécue à sa mère, Lata, une ouvrière agricole de 32 ans.
Lata voulait en fait savoir pourquoi la petite portait d’autres habits que ceux qu’elle avait lorsqu’elle s’était mise au lit la veille. « Linn dir moi so linz sal, ena disan », confie la mère.
« Linn dir moi asoir garson la inn lev li dan molton inn amenn li dan boi », poursuit Lata avant de décrire les violences que sa fille a endurées. Elle a immédiatement emmené la petite au poste de police pour porter plainte.
Alisha est alors soumise à un examen effectué par un médecin de la police. Ce dernier se rend alors compte que la fillette n’a rien inventé. Le vagin de la malheureuse est « déchiré » de part en part. Son état aurait pu être plus grave si l’agresseur était allé plus loin…
Hospitalisée sur le champ, Alisha est envoyée en salle de chirurgie dimanche pour subir une délicate intervention. Ce n’est que mercredi qu’elle a finalement pu rentrer chez elle.
Son père, Kumar, un laboureur de 42 ans, est encore bouleversé. Il ne comprend toujours pas comment quelqu’un a pu pénétrer dans sa case, enlever sa fille et l’agresser sans que personne n’ait rien vu.
Mais il est conscient que c’est un peu sa faute. En effet, samedi soir, il est rentré chez lui fin saoul. Il s’est alors querellé avec sa femme avec force cris et coups sur les parois en tôle.
Lata est partie dans une deuxième chambre avec les trois autres enfants âgés de 12, 8 et 6 ans, laissant Alisha seule dans l’autre pièce qui donne sur le terrain vague où elle a été entraînée.
Relations tendues depuis treize ans</B>
En attendant que son mari se calme, Lata s’est endormie. Quand elle s’est réveillée vers 2 heures du matin, elle s’est inquiétée pour Alisha. Pourtant, la petite était dans son lit. Ce qui pousse Lata à dire que l’agression a dû se dérouler autour de minuit.
Ashley a été inculpé provisoirement d’attentat à la pudeur et remis en liberté, vu son âge. Il nie les faits et ses proches accusent la mère d’Alisha d’avoir porté des allégations similaires, en avril, contre le beau-frère d’Ashley.
Dans cette précédente affaire, la sœur aînée d’Alisha, âgée de 12 ans, avait soutenu que le beau-frère d’Ashley s’était livré à des attouchements sexuels sur sa personne. L’examen médical n’a rien révélé et l’enquête policière est toujours en cours.
Mais cette fois, pour voir plus clair dans les allégations d’Alisha, la police a transmis le dossier à la brigade criminelle pour démêler l’écheveau, car l’affaire paraît très compliquée. En effet, les relations entre les familles de la victime et de l’accusé sont pour le moins tendues. Bien qu’elles vivent côte à côte, elles se regardent en chiens de faïence depuis treize ans.
La moindre peccadille est prétexte à une prise de bec entre ces deux familles. Et samedi dernier, Lata avait eu une altercation avec Ashley et ses proches à cause du bruit qu’ils faisaient en dînant…
Pour la police, quelqu’un a bien agressé Alisha, mais il reste à le prouver car les policiers n’ont que la version de la gamine et aucun témoin. « Tifi la impe tromatize, li pa tro kone kouma pou explike kinn ariv li », explique un enquêteur.
Sodomisée à cinq ans</B>
Depuis que ce cas a été rapporté, la Child Development Unit (CDU) a été alertée. Une enquête a aussi été ouverte auprès du Medical Social Service (MDS), qui est rattaché aux hôpitaux publics, car la situation de la famille d’Alisha est très précaire.
Toujours à Flacq, la police de Bel-Air-Rivière-Sèche est confrontée à un cas tout aussi pénible : Jessica, une fillette âgée de 5 ans a été violée et sodomisée par Alan, son cousin de 15 ans, le 18 octobre.
Ce jour-là, son cousin n’était pas parti au collège. Il a profité de l’absence de son oncle et de sa tante pour abuser de la petite fille. Dans cette affaire, c’est la promiscuité qui serait en cause car l’enfant dormait dans le même lit que l’accusé et ses autres cousins. Etant des enfants issus de famille éclatée, la mère de la victime a eu pitié de ces derniers et les a hébergés chez elle.
La pauvre a cru défaillir lorsqu’elle a questionné Jessica, tard dans la soirée, sur ses vêtements tachés de sang. Elle a alors accompagné son enfant à l’hôpital de Flacq le lendemain et c’est le médecin de garde qui l’a orientée vers les services de police.
Jessica a été examinée par un médecin de la police et son état n’inspire pas d’inquiétudes. Son agresseur a, quant à lui, été interrogé en présence de son père. Il a été inculpé, à titre provisoire, de relation sexuelle avec une mineure de moins de 12 ans. Ces deux cas sordides remettent en mémoire l’agression d’un bébé de trois ans par un pêcheur de 50 ans le mois dernier à Citron-Donis, Rodrigues.
On a vraiment l’impression que les maniaques sexuels et autres pédophiles courent les rues ! La semaine dernière, une touriste réunionnaise qui se promenait au Jardin de Pamplemousses a alerté la police lorsqu’elle a vu un malandrin qui mettait la main sous les vêtements de son enfant de trois ans. Ce dernier a été examiné mais n’a heureusement subi aucune blessure. Le malfrat n’a jamais été retrouvé.
<B>Quinze ans, deux amants</B>
La police de Bel-Air-Rivière-Sèche a du pain sur la planche. Elle doit enquêter sur les allégations d’une adolescente de 15 ans à l’effet qu’elle a eu des relations sexuelles avec deux de ses petits amis depuis 2004. Le deuxième amant n’est autre que le cousin de sa mère. C’est d’ailleurs cette dernière qui a incité la jeune fille à tout dévoiler à la police, lorsque son autre fille lui a révélé que l’aînée entretenait des relations sexuelles avec le cousin. Dans ses confessions, la jeune fille explique qu’elle a d’abord eu des rapports sexuels avec un aide travaillant avec son père au début de l’année et qu’elle a même vécu avec lui à Chebel pendant plusieurs mois. Cela, avec la bénédiction de sa grand-mère paternelle. Lorsqu’elle a eu des ennuis avec sa belle-famille, elle est retournée vivre chez son père, à Petite-Rivière, avec son Roméo. Mais ayant eu assez de lui, elle est partie vivre chez sa mère à Bel-Air. Là, elle a fait la connaissance du cousin qui venait lui rendre visite dès que sa mère partait au travail, tôt le matin.
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