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L?épouse de Joseph Mounawah agresse une journaliste !

14 novembre 2004, 00:00

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La journaliste de l?express, Jennifer Pénélope, a été agressée, hier après-midi, au dojo de Grande-Rivière-Nord-Ouest.

Ses agresseurs, Jeanne Mounawah, la femme de Joseph Mounawah (entraîneur national de judo) et sa fille, Michaëlla, l?ont accostée à l?entrée du dojo sur le coup de 15 heures, alors qu?elle arrivait dans le simple but de couvrir la compétition de judo qui s?y déroulait : le Championnat national Allsport Senior.

Jennifer Pénélope n?a même pas eu le temps de sortir du véhicule de l?express qui la transportait.

À peine la portière ouverte, l?épouse de l?entraîneur national de judo, Joseph Mounawah, a interpellé puis insulté notre journaliste lui reprochant un article d?opinion paru vendredi dernier dans l?hebdomadaire sportif Lékip en page 2 (intitulé ?Mike Mounawah se la joue perso?), puis l?a empêchée d?accéder au dojo.

Le pire était à venir. Après un vif échange verbal, Madame Mounawah a frappé notre collègue au visage avec une bouteille en plastique puis lui a donné une claque, tout en continuant à vociférer des menaces : « A coz toi Mike (NdlR: Mounawah) ine perdi so place travay ek si Yannick ine arrêté c?est à coz toi. Ki to envi ? Ki Mike arrêté aussi ? »

Notre journaliste a repoussé son agresseur, et c?est alors que la fille de Jeanne Mounawah, Michaëlla, devait revenir à la charge. Elle s?est adressée à Jennifer Pénélope sur un ton menaçant, avant de lui donner une gifle et un coup de pied, qui n?a pas atteint notre collègue.

La journaliste sportive de l?express a demandé à ses assaillantes de la laisser passer et qu?elle allait porter plainte. Jeanne Mounawah devait lui répondre : « Ale rode la police même ministre si to envi, personne pa pou capave fer moi nanien. »

La journaliste est allée directement au poste de police de Line Barracks aux Casernes Centrales pour consigner sa déposition, avant de regagner les locaux de la Sentinelle, à Riche-Terre.

Choquée et bouleversée par la triste scène qui venait de se produire, Jennifer Pénélope nous a alors raconté les faits, soutenant que Jeanne Mounawah lui a dit : « Ecrire enkor ek to pou conner ki apelle la famille Mounawah. Nou pou vine rode toi to lacaze. » L?incident s?est déroulé sous les yeux médusés de l?Adviser Coach du ministère, Anom Petrapermal.

Notre collègue déclare, également, que la fille de Jeanne Mounawah lui a dit : « Ki to conner dan judo ? Tone fek coumence travay. Moi ki judoka. »

Il est bon de faire ressortir que tout citoyen peut contester un article de presse et demander un droit de réponse dans ledit journal à travers une mise au point.

Mais que se passe-t-il donc dans ce pays ? La presse fait-elle autant peur ? Les journalistes servent l?intérêt public. Ils ont le devoir de publier ce qui est d?intérêt public tout en considérant leur rôle avec rigueur.

L?article publié dans Lékip pointait du doigt des dysfonctionnements au sein de la fédération de judo. La presse joue aussi le rôle indispensable de chien de garde à l?égard des pouvoirs et des institutions. Quitte à déplaire à certains !

Aucun individu n?est habilité à proférer des menaces verbales et/ou porter atteinte à l?intégrité physique d?un journaliste dans l?exercice de ses fonctions.

Certains confondent loi de la jungle et liberté de la presse. Les lâches agresseurs de Jennifer Pénélope sont allés trop loin, hier après-midi, et devront assumer les conséquences de leurs actes.

Si certains individus se croient tout permis dans ce pays, qu?ils sachent qu?il y a des lois.

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