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Légumes : attention aux hausses injustifiées !

5 janvier 2004, 20:00

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LES LÉGUMES se vendent encore à peu près au même prix qu?avant la tempête Darius sur les marchés. Mais à en croire la communauté agricole, la pénurie, d?ici deux semaines, changera la donne et il faudra attendre un mois et demi avant que la situation ne retourne à la normale.

Les conditions cycloniques affectent les cultures de deux manières. Les vents violents détruisent fleurs, fruits et branches alors que les fortes pluies qui l?accompagnent peuvent pourrir les racines. Les vents de Darius n?ont pas été violents au point de détruire les cultures mais ils ont abîmé les fleurs. Après une longue période de sécheresse, la pluie était néanmoins la bienvenue et la terre a presque tout bu.

Les jours qui suivent le ?mauvais? temps, les maraîchers récupèrent les légumes malmenés et arrivent ainsi à maintenir la fourniture. Toutefois, la qualité en souffre. Il faut se méfier, par exemple, d?un engorgement d?eau qui affecte la durée de conservation, même au frais.

Cultures copieusement arrosées

Mais lorsque ces récoltes sinistrées auront été épuisées, il faudra attendre que les cultures se régénèrent. ?Dépendant du cycle reproductif de chaque variété, cela peut prendre environ un mois?, explique Dhaneshwar Meetooah, un maraîcher de Palmar. Ce village de l?Est où il cultive oignons, pommes de terre et légumes de saison, a été copieusement arrosé. ?Nous avons été gâtés au niveau de la pluie. Le vent chaud et salin a été le seul point noir. Il a défloré et brûlé les plantes. J?ai personnellement perdu environ un tiers des fleurs dans ma culture.?

L?AREU, service de recherche et d?extension opérant sous le ministère de l?Agriculture, relativise ces dégâts. ?Normalement, les maraîchers se préparent d?avance pour cette période. Ils devraient pouvoir relancer la culture sans trop tarder?, indique un porte-parole.

Dhaneshwar Meetooah n?est pas tout à fait d?accord. C?est à partir de janvier, dit-il, que les maraîchers ensemencent les serres et préparent les plantules. ?En décembre, il fait trop sec et chaud. Ce n?est pas la peine.?

En réalité, il n?existe pas de règle universelle à laquelle obéissent tous les agriculteurs. Les consommateurs ne devront donc pas prendre les hausses de prix pour argent comptant et se méfier des exagérations.

?A cette époque, c?est le centre du pays qui est le principal fournisseur de légumes ; et cette région-là n?a pas été beaucoup touchée par Darius?, explique-t-on à l?AREU. Dhaneshwar Meetooah, de son côté, évoque un certain mercantilisme. ?Avant le cyclone, j?ai vendu la livre de calebasse à Rs 2 aux revendeurs. Au marché, ceux-ci la font payer Rs10 au consommateur ! ?

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