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L?UE alloue Rs 456 millions au pays
«L?Union européenne est pour Maurice, de loin, le plus grand pourvoyeur de ressources sous forme de dons.» Le ministre des Finances, en s?exprimant ainsi, hier dans la matinée à Port-Louis, parlait en toute connaissance de cause : la délégation de la Commission européenne (CE) à travers Claudia Wiedey, son chef, vient d?approuver une allocation de 11,47 millions d?euros (Rs 456 millions) à l?Etat mauricien. Cette assistance intervient précisément dans le cadre du FLEX (Fluctations of export earnings), un instrument de la CE dont l?objectif est de compenser les affaissements observés au niveau des recettes d?exportation.
Cela est loin d?être un acte isolé de l?Union européenne (UE) en faveur de Maurice. Elle a déjà déboursé une enveloppe de 36,8 millions d?euros, par le passé, à travers différents instruments. Notamment en termes de mesures d?accompagnement dans le cadre de la réforme sucrière, mais sous certaines conditions. Afin d?accéder à ces fonds, Maurice devrait cependant jouer sa partition en menant de façon satisfaisante le programme de réformes économiques dans sa globalité, et particulièrement, concernant le secteur du sucre.
Conditions</B>
Hier, l?accord qui a été signé dans le cadre du FLEX et qui portait sur les 11,47 millions d?euros vise, selon le ministre des Finances, à «compenser les déficits relatifs à nos recettes d?exportation et les fluctuations dans le mécanisme des recettes d?exportation pour l?année 2007». Ce montant, fait valoir Rama Sithanen, sera déboursé en deux parties.
La première tranche, d?un montant de 6,47 millions d?euros et les 5 millions d?euros restants devront être versés avant la fin de l?année prochaine, comme étant des supports au budget général de l?Etat. Cela «afin d?aider le gouvernement à mettre en ?uvre son programme ambitieux de réformes économiques», a expliqué Rama Sithanen.
Cependant, les décaissements de l?UE ne se feront que sous certaines conditions. «De plus en plus, nous devons être performants, si nous voulons accéder à ces ressources et poursuivre inlassablement les réformes», a insisté Rama Sithanen.
Selon lui, trois indicateurs permettront à l?UE d?évaluer les performances du pays. «Le premier est la fiabilité continuelle de la structure macroéconomique, évaluée par la Commission européenne, et basée sur l?article 4 de la consultation menée par le Fonds monétaire international. La deuxième condition est la qualité de la gestion des finances publiques. Cela suppose la mise en ?uvre du Performance Based Budgetting ou du Public Expenditure Financial Accountability, pour une gestion transparente des deniers publics. Et, enfin, la troisième condition est liée aux progrès satisfaisants réalisés dans la mise en ?uvre du programme de réformes économiques», a expliqué Rama Sithanen.
Claudia Wiedey, chef de la délégation de la Commission européenne, a fait valoir que ces fonds ne sont pas alloués à l?Etat mauricien par hasard. «Ces fonds ont été alloués dans le but d?atteindre un objectif spécifique et bien précis, a-t-elle souligné : soutenir le programme de réformes économiques que d?ailleurs nous estimons détaillé et bien structuré. Notre rôle est d?harmoniser tous nos efforts collectifs, d?une part, de façon interne au niveau de la Commission européenne, mais d?autre part, au niveau des autres partenaires internationaux supportant Maurice dans cette bonne voie, notamment la France, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.»
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