Publicité

L?origine de l?intoxication des enfants reste une énigme

27 février 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

On ne connaît pas la raison de l?intoxication de neuf élèves de Rose Belle North Government School jeudi après-midi. Les ministères de la Santé et de l?Environnement ont toutefois soumis un rapport à leur homologue de l?Education. Deux des trois élèves hospitalisés sont rentrés chez eux hier et le dernier devrait partir aujourd?hui.

Jeudi après-midi en plein cours, les élèves de l?établissement, et particulièrement à l?étage, sont surpris par une odeur tenace. C?est aussitôt l?irritation : pour certains au niveau du nez, de la bouche, d?autres des yeux tandis que plusieurs autres souffrent de maux de tête et de faiblesse.

Trois institutrices, présentant les mêmes symptômes, ne peuvent continuer la classe. L?une d?elles conseille à ses élèves de boire de l?eau et d?absorber un aliment sucré pour se remonter.

Vijay Mohit, l?officier en charge, est rapidement informé de l?incident. Sans perdre une seconde, il fait appel à Amode Taher, directeur de la région, avant d?alerter l?hôpital Jawaharlall-Nehru qui délègue un médecin et une ambulance à l?école.

Neuf élèves et deux des trois institutrices sont conduits à l?hôpital. Trois fillettes âgées de sept et 11 ans sont gardées sous observation. Une heure plus tard, un garçon arrive en compagnie de ses parents mais il est autorisé à rentrer après examen.

parents affolés

Dès la parution de la nouvelle hier matin, des parents d?élèves s?affolent et inondent l?officier en charge d?appels. Vijay Mohit les rassure. L?odeur a disparu, mais il est incapable de donner d?autres explications. «C?est incompréhensible. Il n?y a qu?ici que les gens ont été indisposés alors qu?il y a d?autres maisons aux alentours.» 

La directrice de l?école maternelle Le Papillon, qui fait face à l?école, a senti l?odeur qui ressemblait, dit-elle, à celle des égouts. A quelques mètres de là, campent la marchande de beignets frits et un mécanicien. Les deux n?ont rien senti, la ménagère du coin non plus.

La plus offusquée, c?est Sujata Devi Mooloo, présidente de la Parent-Teacher Association de l?école. A double titre car son enfant est en quatrième à la Rose-Belle North Government School et qu?elle devra rendre compte de cet incident, le 25 mars prochain, lors de l?assemblée générale. «C?est inacceptable de ne jamais être informés. En octobre dernier, des élèves de cette école ont subi une intoxication identique mais personne ne nous a officiellement donné des explications sur l?origine. Par la suite nous avons entendu dire que cela venait du potager privé attenant à l?école mais nous n?avons eu aucun rapport. Cinq mois ont passé et toujours rien. Le potager n?est plus exploité depuis. Alors, d?où vient cette odeur ?»

Elle s?attend à ce que le ministre de l?Education vienne s?expliquer en personne à l?école. «Je veux un rapport sur la provenance de cette odeur et des éclaircissements. La santé de nos enfants et de nos enseignants est en jeu». Après enquête, les ministères de la Santé, de l?Environnement et de l?Education penchent pour un tas d?ordures incendiées dans la cour de l?école ce jeudi-là.

Pour en être certain, Steven Obeegadoo a demandé une enquête approfondie tout en trouvant bizarre que seule une partie des élèves a été intoxiquée. Le mystère reste donc entier.

Publicité