Publicité

L'opposition parle de coup d?Etat de fait

12 avril 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Morgan Tsvangirai, chef de file de l?opposition zimbabwéenne, a accusé avant-hier le président Robert Mugabe de mettre en oeuvre un coup d?Etat militaire de facto pour se maintenir au pouvoir.

«Nous parviendrons à chasser Mugabe. Mugabe est abandonné. Il est devenu un intouchable dans la région. Au bout du compte, nous le pousserons vers la sortie», a déclaré le candidat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) au Time Magazine.

<B>«Aucun problème»

Mais Tsvangirai affirme que Mugabe, au pouvoir depuis l?indépendance en 1980, prépare un coup d?Etat de facto en différant la publication des résultats de l?élection présidentielle du 29 mars.

Aucun résultat officiel n?a été communiqué pour ce scrutin, dont plusieurs projections donnent Tsvangirai vainqueur et qui était organisé le même jour que les élections législatives officiellement remportées par l?opposition au détriment de la Zanu-PF, le parti de Mugabe.

«C'est, dans une certaine mesure, un coup d?Etat militaire de facto. Ils ont déployé des forces militaires dans tout le pays, pour préparer un second tour et tenter d'intimider la population. C?est une tentative visant à créer les conditions d?une victoire de Mugabe», dit-il.

Le ministre de la Justice, Patrick Chinamasa, a annoncé en fin de semaine dernière que la Zanu-PF se préparait à un second tour entre Tsvangirai et Mugabe. Pour le MDC, son candidat l?a emporté dès le premier tour.

Face à la dégradation de la situation, la Zambie, présidente en exercice de la Communauté pour le développement de l?Afrique australe (SADC), a convoqué pour samedi la tenue à Lusaka d?un sommet régional extraordinaire.

«Il est normal que la SADC convoque des réunions. Nous sommes voisins et c?est dans l?esprit de la SADC que de se réunir et d'examiner les situations», a déclaré le ministre zimbabwéen de l?Information, SikhanyisoNdlovu, cité dans le quotidien pro-gouvernemental Herald. «En ce qui nous concerne, nous n'avons pas demandé d'assistance», a-t-il ajouté. «Nous attendons que (la commission des élections) fasse son travail de vérification des résultats, parce qu?elle doit annoncer des résultats corrects. Il n?y a donc pour nous aucun problème.» Selon le ministre toujours, la commission serait «dans les étapes ultimes» de son travail.

En Afrique du Sud, le chef de file du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), Jacob Zuma, a appelé le pouvoir et l?opposition au Zimbabwe à respecter les résultats du scrutin du 29 mars et à régler leurs différends de manière légale.

«Nous exhortons tous les partis à respecter la volonté du peuple, quels que soient les résultats, et de poursuivre le processus conformément à la loi», a déclaré Zuma.

Publicité