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L?OPEP choisit le statu quo

6 décembre 2007, 00:00

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L?OPEP choisit le statu quo

Les ministres de l?Organistaion des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se sont prononcés hier pour le maintien en l?état des volumes de production du cartel, malgré les appels répétés de plusieurs pays consommateurs en faveur d?un relèvement des quotas.

L?OPEP a par ailleurs fixé au 1er février la date de sa prochaine rencontre à Vienne. Aucune rencontre n?était jusqu?à présent prévue avant mars.

Des ministres du Pétrole présents ont justifié le statu quo en expliquant que les pays membres de l?OPEP produisaient déjà, selon eux, suffisamment de pétrole pour répondre à la demande hivernale. «Nous n?avons rien vu pour l?instant qui justifie une augmentation ou une baisse», a déclaré Ali al Naimi, le ministre saoudien du Pétrole, particulièrement influent au sein du cartel.

«Notre position consiste à dire que l?offre et la demande sont équilibrées et qu?il n?est pas nécessaire d?augmenter le volume de pétrole en circulation sur le marché», a affirmé de son côté le ministre iranien du Pétrole Gholamhossein Nozari. Les délégués du cartel ont eu besoin d?un peu plus d?une heure à peine pour prendre leur décision.

Pour certains observateurs, l?OPEP n?a fait que reporter au 1er février sa véritable décision. «Le report de la décision signifie simplement que le fossé en terme d?offre, provoqué par le différentiel entre la croissance de la demande mondiale en pétrole et la croissance de la production des pays non-OPEP, sera comblé par une diminution des réserves des pays consommateurs durant l?hiver», estime Harry Tchilinguirian, chez BNP Paribas. «Cette situation devrait donc continuer à soutenir les cours.»

Anticipations et augmentation</B>

Les cours du pétrole brut US ont reculé de 10 % environ depuis leur record établi le 21 novembre à 99,29 dollars le baril. Les anticipations d?une augmentation de la production de l?Opep ce mercredi constituaient l?un des facteurs baissiers sur les cours.

Vers 12h15 GMT, le baril de brut US avançait de 1,42 cent ou 1,61% à 89,74 dollars, après avoir abandonné 99 cents sur la seule séance d?avant-hier. Les gros consommateurs, Etats-Unis en tête, n?ont cessé ces dernières semaines d?exhorter l?Opep à relever ses quotas pour éviter toute nouvelle poussée des cours.

Lors d?une conférence de presse à l?issue de la réunion, le secrétaire général de l?OPEP a affirmé qu?il n?y avait aucune raison à ce que les cours du brut US franchissent la barre de 100 dollars. «Il n?y a aucune raison à cela parce que le niveau des réserves est suffisant», a dit Abdallah al Badri. «Nous nous réunirons en février pour rester vigilants face au marché», a-t-il ajouté.

Certains au sein du cartel se disent inquiets des conséquences que pourraient avoir la flambée des coûts énergétiques sur la croissance américaine, et redoutent qu?un ralentissement aux Etats-Unis ne vienne peser sur l?ensemble de la croissance mondiale.

Dans son discours introductif, le président de l?Opep a toutefois jugé que les fondamentaux du marché du pétrole étaient «solides». «La perception très répandue d?un marché étroit, doublée de craintes de ruptures d?approvisionnement, a pour effet d?alimenter la spéculation», a déclaré Mohammed ben Dhaen al Hamli. «A cause de cette spéculation de plus en plus forte, les cours ne reflètent plus les fondamentaux.»

L?OPEP a par ailleurs fixé des quotas de production à ses nouveaux membres: 1,9 million de barils par jour (BPJ) pour l?Angola et 520 000 BPJ pour l?Equateur.

Ces nouveaux objectifs portent à 29,67 millions de bpj le niveau de production officiel de 12 des 13 membres du cartel. Le 13e Etat, l?Irak, n?est pas pour l?instant soumis à quotas.

CONSEQUENCES

<B>Les cours en forte hausse après cette décision </B>

Les cours du pétrole se sont orientés en forte hausse hier après la décision de l?OPEP de laisser inchangés ses volumes de production, malgré les appels répétés de bon nombre de pays consommateurs pour un relèvement de ses quotas. Vers 11h00 GMT, le baril de brut US léger s?adjugeait 1,53 dollar ou 1,73 % à 89,85 dollars, après avoir grimpé jusqu?à 90,39 dollars en séance. Le baril de Brent de la mer du Nord avançait de 1,74 dollar ou 1,94 % à 91,27 dollars. Les cours du pétrole brut US avaient reculé de près de 10 % depuis leur record établi le 21 novembre à 99,29 dollars le baril, en raison notamment d?anticipations d?un relèvement de la production de l?OPEP hier. Les intervenants attendent désormais de connaître l?état desréserves de pétrole aux Etats-Unis, et notamment celles du terminal de Cushing, dans l?Oklahoma, dont les stocks s?étaient reconstitués la semaine précédente. Les économistes anticipent en moyenne un recul de 800 000 barils de brut ainsi qu?une baisse de 300 000 barils de produits distillés au cours de la semaine au 30 novembre aux Etats-Unis .

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